À Oyem, dans le quartier Adjougou, la nuit du lundi 2 au mardi 3 février a viré aussi drame. Une maison construite en matériaux fragiles a été ravagée par un incendie, provoquant la mort de Christina Obone, fillette de quatre ans, également appelée Christina Obone. Deux autres membres de la famille ont été grièvement blessés.
Selon les premières constatations du procureur de la République, une bougie serait à l’origine du sinistre. Toutefois, pour les habitants du quartier, la responsabilité incombe à la SEEG. Privée d’électricité depuis plusieurs jours, la zone subissait des délestages récurrents, contraignant les familles à recourir à des moyens d’éclairage de fortune, souvent dangereux.
Le drame ayant causé le décès de Christina Obone met en évidence une double défaillance : celle d’une société de service public incapable d’assurer une fourniture régulière d’électricité, et celle de l’État, qui tolère une précarité énergétique persistante. L’explosion d’une bouteille de gaz domestique aurait accéléré la propagation du feu, soulignant la vulnérabilité des habitations et l’insécurité des foyers.
Dans la confusion, Joanne Mengue Mba, maîtresse des lieux, a réussi à sauver deux de ses enfants au péril de sa vie. Les secours, retardés par l’absence de voies carrossables, n’ont pu intervenir à temps. Cette difficulté d’accès illustre l’abandon des quartiers périphériques, où les services de base demeurent insuffisants.
La mort de Christina Obone dépasse le cadre d’un simple accident domestique. Elle révèle les conséquences humaines des délestages électriques à Oyem. Tant que ces coupures persisteront, l’usage de bougies restera un danger quotidien pour de nombreuses familles. Ce drame relance le débat sur l’accès à l’électricité, considéré comme un droit fondamental.
Article repris de nos confrères de Gabonreview.

























