Dans la province de l’Ogooué-Ivindo, kes délégués spéciaux des localités de Makokou, Ovan, Booué et Mékambo ont unanimement décidé de quitter une réunion cruciale du Comité technique chargé de la gestion des 7 milliards de francs CFA alloués par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Cette subvention vise à stimuler le développement local, mais l’orientation des projets et la gestion des fonds sont remises en cause par les délégués.
La principale source de mécontentement réside dans le manque de transparence entourant la sélection des projets et des entreprises bénéficiaires. Selon plusieurs sources, le Comité de Pilotage aurait sollicité l’implication des délégués dans des décaissements jugés douteux, opérés sur le budget de cette dotation, logé au Trésor public de Makokou. La question essentielle demeure : quel membre du gouvernement a autorisé ces décaissements ? Par ailleurs, des structures hospitalières auraient bénéficié de plus de 200 millions de francs CFA en produits pharmaceutiques, tandis que l’acquisition de biens tels que de l’huile et des vêtements usagés laisse perplexe quant à leur réelle contribution au développement local.
Les délégués spéciaux de l’Ogooué-Ivinfo déplorent également leur exclusion des étapes initiales de cette gestion financière. « Pourquoi devrions-nous apposer nos signatures sur des ordres de décaissement dont nous n’avons ni la preuve ni la destination des fonds ? », s’indigne l’un d’eux rapporté par notre confrère de 7joursinfo. Devant l’absence de réponses claires, ils ont jugé opportun de quitter la séance, laissant derrière eux Mme Christiane Leckat et les experts du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), responsables de la supervision technique. Ils ont donc démissionné du comité technique en signe de protestation.
Cette situation, perçue par les délégués syndicaux comme une manœuvre visant à ternir l’image du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), pourrait avoir de graves répercussions sur la suite du programme.
Effectivement, ce départ des délégués spéciaux de l’Ogooué-Ivindo du Comité technique de la gestion de la manne financière démontre que les anciennes pratiques de gestion opaque et de favoritisme, caractéristiques du régime déchu, persistent encore aujourd’hui, malgré les discours de restauration des institutions et de transparence. Cela illustre un défi majeur auquel le CTRI est confronté. Malgré les bonnes intentions affichées, certaines pratiques héritées semblent difficile à déraciner, remettant en question la réelle transformation des mécanismes de gouvernance.


























