La mairie de Libreville a récemment publié un communiqué musclé dénonçant l’occupation anarchique et illégale du domaine public par des particuliers et entreprises. Cette pratique, devenue courante dans plusieurs quartiers de la capitale gabonaise, compromet l’aménagement urbain, la sécurité publique et l’accès aux infrastructures essentielles.
Le délégué spécial, Adrien Nguema Mba, a pointé du doigt plusieurs infractions graves : des poteaux électriques, transformateurs et compteurs de la Seeg intégrés illégalement dans des propriétés privées, des extensions de parcelles au-delà des limites cadastrales, et l’appropriation de terrains communaux sans autorisation. Ces actes, selon la mairie, constituent une violation flagrante des lois en vigueur et entravent le bon fonctionnement des services publics.
Face à cette situation, la municipalité de Libreville annonce des mesures strictes. Les contrevenants sont sommés de libérer les emprises occupées dans les plus brefs délais. Passé ce délai, les services techniques procéderont à la démolition des constructions illégales et à la récupération des équipements publics. La mairie rappelle également les distances légales à respecter autour des voies publiques : 15 mètres pour les routes secondaires, 30 mètres pour les routes principales, et jusqu’à 60 mètres pour les axes stratégiques.
Lire aussi : Désencombrement à STFO : la mairie de Libreville à l’œuvre pour une ville plus propre
Cette sortie médiatique s’inscrit dans une volonté de rétablir l’ordre urbain et de garantir un cadre de vie sain et sécurisé pour les habitants. Elle appelle à la responsabilité citoyenne et à la collaboration de tous pour préserver l’esthétique de la ville et éviter les risques liés à l’urbanisation sauvage.
En somme, Libreville veut reprendre le contrôle de son espace public. Ce rappel à l’ordre pourrait marquer un tournant dans la gestion urbaine de la capitale, à condition que les mesures annoncées soient suivies d’effets concrets et équitables.

























