Ce qui devait être un projet de modernisation et de soutien à l’économie locale s’est transformé en une source de frustration et de colère. Le nouveau marché de Lambaréné au niveau du débarcadère d’Isaac, récemment inauguré, est aujourd’hui au cœur d’une vive polémique qui met en lumière des pratiques douteuses, des tensions identitaires et une gestion municipale opaque.
La réhabilitation du marché visait à offrir aux commerçants locaux, en particulier aux femmes gabonaises, un cadre de travail digne et sécurisé. Pourtant, à l’ouverture, de nombreuses commerçantes locales auraient été écartées au profit de vendeuses étrangères, principalement originaires d’Afrique de l’Ouest. Cette situation a provoqué une onde de choc dans la population.
La célèbre lanceuse d’alerte Tata Bertille, lors d’une visite surprise, a diffusé des vidéos montrant une forte présence étrangère dans les étals. Ces images, devenues virales, ont ravivé les frustrations et soulevé des questions sur les critères d’attribution dans ce nouveau marché de Lambaréné.
Plus inquiétant encore, certains influenceur originaire des pays des personnes bénéficiaires de ces emplacements n’hésitent plus à tenir des propos ouvertement méprisants envers les Gabonais. Des déclarations telles que « les Gabonais sont paresseux » ou « nous allons envahir le pays » circulent sur les réseaux sociaux, exacerbant les tensions et blessant profondément le sentiment national.
Ces discours, loin d’être anecdotiques, traduisent une perte de respect envers les citoyens gabonais et une montée inquiétante de l’arrogance chez certains individus bénéficiant d’un système manifestement injuste.
Face à cette situation, le silence de la mairie de Lambaréné est assourdissant. Aucun communiqué officiel n’a été publié pour expliquer les critères d’attribution des étals. Ce mutisme alimente les soupçons de favoritisme, de clientélisme et d’une gestion motivée davantage par l’argent que par l’équité au marché de Lambaréné.
De nombreux citoyens dénoncent une trahison des principes républicains : la priorité aux nationaux, censée être une évidence dans un tel projet, semble avoir été délibérément ignorée.
La population de Lambaréné, et au-delà, attend des réponses claires. Ce marché, censé être un levier de développement local, est devenu le symbole d’une injustice institutionnalisée. Il est urgent que les autorités locales prennent leurs responsabilités, rétablissent l’équité et restaurent la confiance des citoyens.












































