Le département du Ntem connaît une véritable effervescence agricole. Cette mobilisation collective ne cesse ainsi de s’amplifier localement. Cent trente coopératives et associations ont été recensées récemment. Elles couvrent la commune de Bitam et plusieurs autres localités. Ce chiffre révèle en effet une mutation profonde des pratiques rurales. Il traduit surtout une volonté grandissante de reprendre en main l’avenir agricole local.
Les populations renouent ainsi progressivement avec la terre nourricière. Elles s’organisent également en structures collectives plus solides. Ces coopératives se professionnalisent, elles, à un rythme soutenu. Elles bâtissent enfin les fondations d’une économie rurale durable. Le secteur Agriculture et Élevage du Ntem encadre ces structures. Il assure notamment le suivi technique et l’accompagnement administratif nécessaire. Ce dispositif identifie les acteurs et délivre des agréments officiels. Il fournit également des fiches circuits aux coopératives concernées. Cette organisation méthodique renforce ainsi la crédibilité des structures locales. Elle facilite aussi grandement leurs relations avec les partenaires publics et privés. Ce cadre officiellement reconnu permet enfin aux coopératives de mieux se développer. Il améliore, par ailleurs, leurs pratiques quotidiennes sur le terrain.
Des activités diversifiées et porteuses d’avenir
Les initiatives se multiplient désormais dans les villages et la commune. Les cultures vivrières côtoient ainsi des plantations diversifiées et rentables. L’élevage de volailles complète également celui des petits ruminants locaux. La transformation artisanale des produits agricoles progresse aussi rapidement. Chaque coopérative vise avant tout à mutualiser les efforts collectifs. Elle cherche également à sécuriser durablement les revenus des familles. Ces regroupements créent enfin de véritables opportunités économiques nouvelles locales. Pour beaucoup, la coopérative représente donc un levier d’émancipation sociale. Elle constitue aussi, pour certains, un véritable gage de stabilité financière durable.
Un modèle qui pourrait transformer l’agriculture nationale
Cette dynamique locale dépasse déjà largement les frontières naturelles du Ntem. Elle incarne ainsi un modèle particulièrement inspirant pour tout le pays. Une organisation structurée peut en effet devenir un puissant moteur économique. Si chaque département adoptait pareille démarche, le Gabon progresserait rapidement. Le pays pourrait alors réduire durablement sa dépendance aux importations alimentaires. Il renforcerait également sa souveraineté alimentaire à moyen terme. Des défis importants subsistent néanmoins autour des équipements et de la formation. La commercialisation et l’innovation restent aussi des chantiers prioritaires particulièrement importants. Le Ntem montre malgré tout clairement la voie à suivre désormais. Son élan pourrait enfin devenir un véritable pilier de la transformation agricole nationale.










































