Le projet de loi sur la révision du Code civil gabonais, adopté en Conseil de ministres du 23 mars dernier, continue de secouer la classe politique ainsi que la société civile. Nous vous livrons la position de M. Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA, un des leaders de la société civile gabonaise, parvenu à notre rédaction ce vendredi 26 mars 2021. Lecture!
Le mardi 23 mars 2021 à 10h par visioconférence comme le stipule le communiqué final du Conseil des Ministres, le Gouvernement et le Président de la République se sont retrouvés en Conseil des Ministres pour prendre un nombre de décisions parmi lesquelles, le projet de loi portant modification et suppression de certaines dispositions du Code civile gabonais.
Cette modification en l’occurrence l’article 253 du Code Civil marque à mon sens la destruction du socle familial de notre société, une dépravation de cette dernière, une remise en cause de l’ensemble des principes africains, divin, religieux, liés à la structure de la famille pour imposer un modèle occidental aux antipodes de tout ce qui jusqu’à ce jour affirmaient l’identité du gabonais et de l’africain que nous sommes.
Cette modification dépouille l’homme de sa responsabilité envers son épouse en emmenant cette dernière aujourd’hui à se mettre au-dessus de son époux en arborant le rôle de Chef de famille, chose qu’elle exerce déjà à travers l’article 253 du code civile actuel qui précise « la femme remplace le mari dans ses fonctions de chef de famille, si celui-ci est frappé d’incapacité ou se trouve en état d’absence, ou s’il est condamné pour abandon de famille ». Pour être plus complet, je nous laisse apprécier la teneur de l’article 253 actuel et faites-vous votre propre opinion. Article 253 « : Le mari est le chef de famille. Il exerce cette fonction dans l’intérêt commun du ménage et des enfants. La femme concourt avec le mari à assumer la direction morale et matérielle de la famille, et la prospérité de celle-ci, à élever leurs enfants et à préparer l’établissement de ces derniers. La femme remplace le mari dans ses fonctions de chef de famille, si celui-ci est frappé d’incapacité ou se trouve en état d’absence, ou s’il est condamné pour abandon de famille. Il en est de même si le mari abandonne volontairement la vie commune ou s’il est hors d’état de manifester sa volonté en raison de son éloignement ou de toute autre cause.»
Je suis intéressé de comprendre en quoi le fait que la femme seconde l’homme en qualité de Chef de famille cause soucis. Le Gabon est un pays selon son environnement composé de plus de 90% de croyants, hommes et femmes qui appartiennent soient à une religion et ou à un rite traditionnel, et dans les deux cas, toutes les religions et tous les rites auxquels adhèrent les plus de 90% des gabonais consacrent l’Homme comme Chef de famille pour des raisons spirituelles, traditionnelles et/ou humaines selon l’endettement des gabonais à plus de 90%. Un Gouvernement, qui ne représente même pas 0,00001% de la population gabonais, impose à plus de 90% de détruire son socle familial ce pour plaire aux exigences de l’occident, nous disons non. Après avoir pénalisé et dépénalisé l’homosexualité, dépénalisé l’adultère, etc…aujourd’hui, c’est la structure familiale qui est détruite par ce même gouvernement.
Nous avons le devoir de protéger notre nation, la structure familiale doit être protégée. C’est pas parce que la femme deviendra Chef de famille, que les Hommes irresponsables changeront de nature bien au contraire, le nouveau code en dépouillant de leurs engagements ne fait que promouvoir cette irresponsabilité vu que selon ces modifications, l’homme sans procès aucun et par consentement pourra divorcer, exposant la femme et les enfants dont il l’avait l’obligation d’en prendre soin.
Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA


























