Paul Marie Godjout a ouvert les portes de sa permanence politique le samedi 15 avril dernier sise à l’ancienne Sobraga aux cadres de l’Union nationale (UN), aux personnalités politiques et aux militants. Dans son discours de circonstance, il a souligné le fait qu’il veuille faire partie de ceux qui réfléchissent sur le Gabon car « Nous vivons déjà l’après Ali Bongo ».
Pour l’opposant Paul Marie Gondjout, le président actuel Ali Bongo Ondimba est un homme du passé. Il est prêt à rencontrer les Gabonais de tous les bords politiques et de toutes les classes pour réfléchir sur l’avenir du Gabon. Sa nouvelle permanence est un cadre où certains peuvent le rencontrer à défaut de l’inviter dans leurs quartiers.

Selon l’opposant acharné au régime de Libreville, « Nous vivons déjà l’après Ali Bongo ». L’opposant Jean Ping a gagné en 2016 et ceux qui gèrent le Gabon le font contre le choix des Gabonais selon lui. « On ne peut pas diriger un pays contre la volonté de son peuple. C’est le peuple qui doit choisir qui il veut voir à la tête de son pays », a précisé l’opposant.
Depuis un temps, on assiste à une vaste escroquerie politique. « On appelle à la 3e candidature d’Ali Bongo Ondimba. Qui appelle-t-on à postuler Ali Bongo Ondimba ou des personnes qui souhaitent seulement préserver leurs intérêts ? » S’est interrogé Paul Marie Gondjout.
Pour soutenir sa position selon laquelle Ali Bongo est hors-jeu, il a mentionné le fait que son père Paul Gondjout, ancien président de l’Assemblée nationale du Gabon, était obligé d’abandonner son poste une année avant le terme de sa mandature pour se consacrer à ses soins de santé. La conséquence immédiate de ce choix avait permis à son papa de vivre 10 ans de plus. Il se demande si ceux qui forcent monsieur Ali Bongo Ondimba le font pour son bien ou celui du Gabon.
Celui qui estime que nous vivons déjà l’après Ali Bongo Ondimba a décidé de s’opposer à un clown à la tête du pays, après Ali Bongo Ondimba.

Dans la même veine, il a déclaré qu’il faut que tous les Gabonais s’opposent à une modification constitutionnelle, stratégie du pouvoir actuellement en gestation, qui consisterait à faire voter le président de la République par voie parlementaire plutôt que par le suffrage universel direct.
Face à tout ce spectacle désolant, il a promis d’être désormais sur le terrain politique afin d’expliquer aux Gabonais les vrais enjeux du pays qui se jouent présentement.


























