Dans une démarche visant à dynamiser l’agriculture gabonaise et à diversifier l’économie nationale, le ministère de l’Agriculture a accueilli favorablement le projet d’implantation de Njemoka Industries, une entreprise canadienne spécialisée dans la production d’huile de canola (Colza). La ministre Odette Polo épouse Pandzou a reçu en audience Flobert Deffo Kamto, président de Njemoka Industries, marquant ainsi une étape clé pour l’installation de la filiale gabonaise de cette société prometteuse.
Cette initiative s’inscrit parfaitement dans les priorités du plan de développement du Gabon, qui cherche à réduire la dépendance aux hydrocarbures et à exploiter le potentiel agricole du pays. Njemoka Industries, dont la filiale est déjà établie à Nkok, dans la province de l’Estuaire, ambitionne d’étendre ses activités dans les régions de l’Ogooué-Maritime et du Woleu-Ntem. La ministre a encouragé l’entreprise à explorer les Zones Agricoles à Forte Productivité (ZAP) afin d’optimiser son implantation.
Flobert Deffo Kamto a mis en avant les qualités de l’huile de canola, la décrivant comme « saine, nutritive, polyvalente et reconnue mondialement », tout en assurant qu’elle sera « à la portée de tous ». L’entreprise prévoit des récoltes deux à trois fois par an grâce à des semences adaptées au climat gabonais, qui seront « tropicalisées pour les rendre accessibles au grand nombre ».
Un aspect essentiel du projet réside dans le transfert de compétences. Des ingénieurs canadiens formés viendront sur place pour encadrer les producteurs gabonais, répondant ainsi aux préoccupations de la ministre concernant la montée en compétence locale et l’accessibilité du produit. Ce projet pourrait transformer durablement le paysage agricole gabonais, en introduisant une filière encore peu exploitée et en renforçant les capacités locales.
L’installation de Njemoka Industries au Gabon représente une opportunité significative pour le développement d’une agriculture moderne et diversifiée, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire et à la croissance économique du pays.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























