Au lendemain de l’élection du nouveau maire central de Mouila, où Fidèle Boucka (UDB) a été désigné, une voix discordante s’est élevée pour pointer une carence structurelle au sein du conseil municipal. Gildas Charment Bivouli Bivouli, président du mouvement local « J’aime Mouila » et conseiller nouvellement élu, a exprimé son vif regret concernant l’absence notable de représentation de la jeunesse dans l’organe décisionnel, estimant que même sous le mandat naissant de Fidèle Boucka, cette omission demeure préoccupante.
Tout en saluant la bonne tenue du scrutin et la maturité démocratique des conseillers qui ont voté Fidèle Boucka,, M. Bivouli a soulevé une question fondamentale : celle de l’inclusivité des instances de gouvernance locale. Pour lui, si l’expérience des aînés est précieuse, elle ne doit pas se faire au détriment des nouvelles générations, qui sont pourtant les premières concernées par l’avenir de la ville.
Cette critique est pertinente et résonne avec les appels nationaux au renouvellement. En alignement avec la vision du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui insiste sur le rôle moteur de la jeunesse, l’absence de jeunes conseillers à Mouila révèle une difficulté à traduire les idéaux de renouvellement au niveau local.
Le devoir moral des élus expérimentés, Fidèle Boucka est désormais de garantir que la voie tracée soit praticable pour les jeunes. L’appel lancé par « J’aime Mouila » pour les prochaines échéances est un plaidoyer clair pour un rééquilibrage nécessaire : une démocratie locale véritablement représentative doit intégrer toutes les tranches d’âge à la table des décisions. L’énergie juvénile doit pouvoir impulser le changement, non rester en marge. Mouila est à un carrefour où l’union entre expérience et dynamisme déterminera la qualité de sa gouvernance future.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























