Le Mexique traverse une nouvelle zone de turbulences sécuritaires après l’annonce de la mort de Nemesio Rubén Oseguera Cervantes, plus connu sous le nom d’« El Mencho », chef du redouté Cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG). Il aurait été tué ce dimanche 22 février lors d’une opération militaire menée dans l’État de Jalisco, son fief historique.
Considéré comme l’un des narcotrafiquants les plus recherchés au monde, il figurait parmi les cibles prioritaires des États-Unis, qui avaient promis jusqu’à 15 millions de dollars pour toute information menant à sa capture. Pendant des années, son nom a incarné la montée en puissance d’un cartel réputé pour sa capacité logistique, sa brutalité et son expansion rapide à l’échelle internationale.
Mais la disparition de son leader n’a pas signifié l’apaisement. Bien au contraire. Dans les heures ayant suivi l’annonce, des actes de représailles attribués au CJNG ont été signalés dans au moins six États : Michoacán, Colima, Guanajuato, Tamaulipas et Aguascalientes, en plus de Jalisco. Blocus routiers, incendies de véhicules, de commerces et d’autobus ont semé la panique, y compris dans la station balnéaire de Puerto Vallarta, destination touristique majeure. Des scènes de tension ont également été observées à l’aéroport de Guadalajara.
Face à l’embrasement, la présidente Claudia Sheinbaum a appelé au calme sur les réseaux sociaux, affirmant que « les activités se déroulent normalement dans la majeure partie du pays ».Les autorités ont déclenché un « Code rouge », mobilisant forces de sécurité et dispositifs d’urgence afin de contenir la vague de violences.
La mort d’« El Mencho » ouvre désormais une période d’incertitude. L’histoire des cartels mexicains montre que l’élimination d’un chef peut fragiliser une organisation… ou au contraire déclencher une recomposition violente, marquée par des luttes internes ou des démonstrations de force destinées à préserver l’autorité du groupe.
Dans un pays confronté depuis des années à la complexité du narcotrafic et à l’enchevêtrement des intérêts criminels, politiques et économiques, l’événement marque un tournant symbolique. Reste à savoir si ce coup porté à l’un des réseaux les plus puissants du continent amorcera un reflux durable de la violence, ou s’il ne fera qu’ouvrir un nouveau chapitre dans une guerre souterraine qui façonne encore profondément la réalité mexicaine.
Il est détenteur d’une Licence en Sciences de Gestion Institut Supérieur Sup de Com – Libreville.
Analyste en communication et spécialiste de la rédaction de discours, doté d’une solide expérience dans la communication institutionnelle, politique et d’entreprise. Maîtrise des enjeux d’image, de stratégie de contenu et de relation publique. Il a rejoint Gabon Mail Infos en 2025 pour exercer sa passion pour l'écriture.