Le 20 février dernier, Junior Ngandu Nganziani, élève au Lycée Eugène Marcel Amogho à Franceville, a vu son avenir bouleversé lorsqu’il a été placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison centrale de Franceville. Les forces de l’ordre l’ont interpellé le 19 février dans le quartier Franceville-2 (2ᵉ arrondissement) après avoir découvert sur lui 45 bonbons de cannabis, une quantité jugée « significative » par les enquêteurs.
Les agents ont immédiatement procédé à l’arrestation du jeune homme et l’ont emmené pour les formalités auprès des services de la police nationale. Le lendemain, Junior a été présenté devant le procureur de la République. En attendant son jugement, il a été placé en détention préventive conformément aux dispositions du Code pénal gabonais en vigueur.
Les poursuites engagées contre Junior reposent sur les articles 406 à 409 du Code pénal gabonais, qui répriment le transport, la détention, l’offre, la cession ou la distribution de stupéfiants. Les sanctions prévues par la loi varient entre 15 et 30 ans de réclusion criminelle, assorties d’amendes pouvant atteindre 50 à 500 millions de francs CFA. En l’espèce, les autorités estiment que la possession de 45 bonbons constitue une infraction grave nécessitant une mesure de détention préventive afin de prévenir tout risque de fuite ou toute influence négative sur d’autres jeunes.
Cette arrestation s’inscrit dans le cadre des opérations menées par l’antenne provinciale de l’Office central antidrogue (OCAD) du Haut-Ogooué. La police nationale intensifie les contrôles pour freiner la circulation des substances illicites dans la région. Selon des sources sécuritaires, les interpellations liées à la drogue deviennent régulières dans cette province.
Parallèlement à ces actions répressives, une campagne nationale de sensibilisation a touché plus de 7 000 apprenants à travers le pays depuis le début du mois de février. Cette opération vise notamment à prévenir l’usage détourné des médicaments et à informer les jeunes des dangers liés aux stupéfiants, dans un contexte marqué par la recrudescence des cas impliquant des élèves et des étudiants.
Les autorités locales et les acteurs sociaux soulignent que, malgré ces initiatives, un nombre important de jeunes demeure exposé aux risques associés aux drogues. Ils appellent à un engagement collectif durable associant familles, établissements scolaires, forces de sécurité et organisations de la société civile afin de protéger la jeunesse et d’éviter toute dérive vers la consommation ou le trafic de substances prohibées.
L’affaire Junior Ngandu Nganziani relance ainsi le débat sur la prévention, la répression et l’accompagnement des jeunes en conflit avec la loi au Gabon.












































