Au cœur du département de la Zadié, Mekambo fait face à une crise silencieuse mais profonde : ses principales infrastructures publiques sont en ruines. La mairie, pilier administratif local, présente un état de délabrement avancé, tandis que le marché municipal, autrefois dynamique, est devenu une zone d’abandon. Ces lieux censés incarner le service public et l’activité économique traduisent aujourd’hui la négligence systémique des autorités envers les zones rurales.
À Mekambo, la mairie ne répond plus aux standards fonctionnels élémentaires. Murs fissurés, toiture partiellement effondrée, mobilier vétuste : les employés municipaux travaillent dans des conditions précaires, compromettant la qualité et la régularité des services. Ce dysfonctionnement administratif mine la confiance entre les citoyens et les institutions.
Le marché municipal de Mekambo, ancien centre névralgique des échanges commerciaux, est désormais un espace insalubre : étals délabrés, absence d’éclairage, évacuation d’eaux usées déficiente. Les commerçants, principaux animateurs économiques de la commune, voient leur activité menacée par cette inaction chronique. Les habitants, eux, dénoncent un désengagement prolongé de l’État, renforçant leur sentiment d’abandon.
Mais la situation ne s’arrête pas aux infrastructures visibles. Mekambo souffre également de l’inaccessibilité routière, des coupures d’eau et d’électricité récurrentes, et du manque d’installations sanitaires viables. Ces carences sont révélatrices d’une fracture territoriale que l’État ne peut plus ignorer.
Face à cette détresse, la population de Mekambo lance un appel pressant au président Brice Clotaire Oligui Nguema. L’avenir de cette commune repose sur un plan de redressement global : réhabilitation des bâtiments publics, relance des infrastructures économiques, amélioration des services sociaux de base. La reconstruction de Mekambo pourrait devenir le symbole d’une gouvernance plus juste et équitable, centrée sur les réalités locales.
Répondre à l’urgence de Mekambo, c’est refuser que certaines régions demeurent exclues du progrès national. C’est surtout réaffirmer le droit à la dignité pour toutes les communautés gabonaises.

























