Alors que les collégiens de Lébamba et de Mbigou, dans les départements voisins de la Boumi-Louetsi et de la Louetsi-Wano, perçoivent régulièrement leurs bourses scolaires, ceux du Collège d’enseignement secondaire de Malinga, situé dans la Louetsi-Bibaka, restent à l’écart. Une situation qui suscite incompréhension et indignation parmi les familles et les enseignants.
Une explication officielle qui peine à convaincre
Interrogé sur cette disparité, le préfet du département, M. Mayombo Ifounga Albert, a indiqué que l’absence d’un trésor public à Malinga serait la principale raison de ce blocage. Selon lui, le paiement des bourses ne peut être effectif tant que la ville ne dispose pas de cette structure administrative.
Il a toutefois assuré que les travaux de construction du futur bâtiment du trésor public sont en phase de finition, et qu’il suit de près ce dossier afin que les élèves méritants puissent bientôt bénéficier de leurs droits.
D’après une source locale, les bourses destinées aux élèves de Malinga seraient actuellement acheminées vers le trésor de Mbigou, chef-lieu du département voisin. Mais les difficultés de transport, liées au mauvais état des routes et aux coûts élevés des déplacements, empêcheraient ces fonds d’atteindre leurs bénéficiaires.
Si cette information se confirmait, elle mettrait en lumière une faille majeure dans la chaîne de distribution des bourses, aggravant les inégalités entre élèves gabonais selon leur lieu de résidence.
Au-delà des explications techniques, la question centrale demeure : pourquoi les élèves de Malinga devraient-ils être pénalisés pour des raisons d’infrastructures ? Les bourses scolaires, censées encourager la réussite et soutenir les familles, ne devraient souffrir d’aucune discrimination territoriale.
Il est urgent que les autorités trouvent une solution transitoire, en attendant l’ouverture du trésor public de Malinga, afin que les élèves bénéficiaires puissent recevoir leurs allocations dans les plus brefs délais.
Une responsabilité partagée
Cette affaire révèle une problématique plus large : l’inégalité d’accès aux services publics dans certaines localités du pays. Elle interpelle sur la nécessité d’une meilleure planification et d’une gestion plus équitable des ressources. Car au-delà des chiffres et des infrastructures, ce sont des parcours scolaires et des destins d’élèves qui sont en jeu.












































