Le chef de cabinet du colonel Assimi Goïta, président de la transition dominée par les militaires au Mali, Oumar Traoré a été tué avec trois autres personnes dans une attaque mardi près de la frontière mauritanienne, indique jeudi une note de la présidence authentifiée par l’AFP.
Selon le document, Oumar Traoré, chef de cabinet du colonel Goïta a été tué car il était dans la délégation victime d’une embuscade près de la localité de Nara, dans une région en proie aux attaques jihadistes.
Les obsèques ont lieu jeudi à Kati, ville-garnison près de la capitale Bamako, précise la même source.
C’est l’une des attaques les plus graves enregistrées dans le cercle de Nara qui connait une intense activité des jihadistes depuis quelques temps. Ce, malgré une grande manœuvre militaire dénommée « Opération Maliko » qui s’y déroule, mobilisant d’importants moyens de l’armée. Cette situation est la preuve que la situation sécuritaire du pays reste très préoccupante et que l’insécurité n’épargne aucune zone encore moins les personnes qu’elles soient civiles ou militaires.
Après le Coup d’État, Assimi Goïta confie donc le poste de Chef de Cabinet à celui qu’il appelait affectueusement << Dôgô >> (jeune frère) pour sa loyauté, sa discipline surtout pour sa discrétion et son sérieux.
Une mission qu’il a menée avec générosité et don de soi jusqu’au bout, en allant périr sur le terrain, la Kalachnikov dans une main, la clé d’un château d’eau dans l’autre, loin des salons feutrés de Koulouba.
Marié et père d’un garçon, l’Adjudant-chef Oumar Traoré était tout sauf agent d’une entreprise de forage. La version officielle choque la famille du défunt.
Cette situation d’insécurité au Mali risque également de ralentir ou prolonger le processus électoral censé être bouclé avec la présidentielle de février et mars 2024.
A ce jour, aucune élection n’a pu se tenir encore bien que plusieurs scrutins soient prévus durant cette année.


























