Dans un monde où les troubles neurologiques prennent une ampleur alarmante, l’Église s’engage à sensibiliser ses fidèles et à offrir un cadre de dialogue entre spiritualité et médecine. C’est dans ce contexte que le temple de l’église alliance chrétienne et missionnaire du Gabon, situé à Nzeng Ayong, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, a accueilli ce vendredi 13 juin un séminaire consacré aux maladies cérébrales.
Placé sous le thème « Prises en charge familiales des maladies cérébrales », cet événement a rassemblé des fidèles et des professionnels de la santé dans une démarche de sensibilisation et d’entraide.
Une approche intégrée entre science et foi
Le neurologue Dr Biteghé Bi-Nzeng Alain Pascal, introduit par le Révérend Simon Boukila, a immédiatement posé les bases de son intervention en affirmant que la science et la religion ne sont pas antinomiques. Sa conférence s’est concentrée sur les maladies du système nerveux central, qualifiées de « tueurs silencieux » : migraines, épilepsie, dépression, Avc et bien d’autres.
S’appuyant sur des données alarmantes—un tiers de la population mondiale serait concerné par ces troubles—le spécialiste a expliqué comment identifier les premiers signes et adopter une réaction adaptée face aux maladies cérébrales.
Il a également mis en avant une lecture tripartite des maladies humaines :
– Le corps spirituel : syndromes démentiels et malformatifs.
– Le corps astral** (personnalité et âme) : troubles du comportement, souvent considérés comme une pandémie invisible.
– Le corps physique : maladies affectant directement le système nerveux.
Le médecin a insisté sur l’importance de la vigilance individuelle, précisant que certaines souffrances psychiques nécessitent une prise en charge morale et spirituelle autant que médicale.
L’église comme acteur de prévention et de soutien
Le Dr Biteghé Bi-Nzeng a souligné la complémentarité entre médecine et foi, affirmant :
« C’est Dieu qui a créé les plantes et la nature, et qui a donné aux médecins l’intelligence de découvrir les médicaments. L’alimentation est le premier soin, car les médicaments eux-mêmes sont issus de plantes concentrées. »

Un appel à une prise en charge holistique des malades a été lancé, incitant les églises à s’impliquer davantage dans le bien-être de leurs fidèles.
L’aumônier Roger Ekomi Ekomi a appuyé cette nécessité en expliquant :
« Il y a un besoin criant d’assistance au sein de l’église. Souvent, les conseils donnés ne sont pas suffisamment adaptés. Il est primordial de faire intervenir des spécialistes capables de mieux guider les comportements face aux maladies cérébrales. »
Une mobilisation collective pour une meilleure compréhension
La rencontre s’est conclue par une séance de questions-réponses, permettant aux participants de mieux appréhender la complexité des troubles neurologiques. Dans un esprit de fraternité, prière et échanges ont clos cette session, laissant entrevoir un engagement renforcé de la communauté religieuse en faveur de la santé mentale.
Cette initiative souligne l’importance d’un dialogue constructif entre science et spiritualité, afin de mieux accompagner les personnes souffrant de maladies cérébrales et leurs familles. Une démarche qui s’inscrit dans une perspective de sensibilisation et de bienveillance.

























