Tel un général devant ses troupes, Brice Clotaire Oligui Nguema s’est présenté ce lundi à Makokou, porteur d’une vision forgée dans le feu de la transition et trempée dans la volonté de bâtir un Gabon nouveau. Devant un stade Alexandre Sambat noir de monde, le candidat à la présidentielle du 12 avril a levé le voile sur les six piliers de son projet de société, esquissant les contours d’un mandat de sept ans résolument tourné vers la refondation nationale.
Premier engagement : l’accès universel à l’eau et à l’électricité, denrées vitales trop souvent absentes du quotidien des Gabonais. Deuxième pilier : la création de 160 000 emplois, symbole d’un contrat social renouvelé, où chaque citoyen trouvera sa place dans l’effort collectif. Troisième levier : l’édification d’infrastructures modernes – routes, logements, et couverture internet – pour désenclaver les provinces et réunifier le territoire. À cela s’ajoutent trois promesses cardinales : santé, éducation et justice sociale, garantes d’un avenir équitable.
Le candidat n’a pas éludé les questions économiques. Il prône une souveraineté pleine et entière sur nos ressources naturelles, confiées aux mains gabonaises. Le projet Belinga, joyau minier de l’Ogooué-Ivindo, sera l’épine dorsale de cette relance. Dans le sillage de cette ambition, il entend bâtir une gouvernance exemplaire : une administration efficace, une justice affranchie des pressions, une transparence à chaque étage de l’État.
Tel un bâtisseur lucide à Makokou, Oligui Nguema a dressé un inventaire des réalisations amorcées pendant les 19 mois de transition, tout en reconnaissant les retards. « Les investigations sont en cours. Là où les fonds ont été engagés sans suite, des sanctions tomberont », a-t-il averti, le ton ferme.
Enfin, le leader s’est engagé à achever les chantiers emblématiques : route Ovan-Makokou, hôtel Belinga, marché municipal, gare routière, barrage hydraulique et relance de l’école des mines de Booué. Son message ? Rassembler, corriger, et poursuivre l’œuvre.
Le rendez-vous de Makokou sonne comme un serment. Le peuple jugera, mais le conquérant est en marche.


























