En sa qualité de président fondateur de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), Brice Clotaire Oligui Nguema a convoqué en urgence les 103 conseillers municipaux issus de son parti à une réunion qualifiée de « dernière chance ». La rencontre s’est tenue ce jeudi à 9h00 au siège de la formation politique, dans le nord de Libreville, en prélude au conseil municipal de la mairie de Libreville prévu dans la foulée .
Dans une note officielle signée par Mays Mouissi, secrétaire général de l’UDB, les élus ont été appelés à participer à une séance de « réconciliation » avant le vote municipal. Une démarche exceptionnelle qui traduit l’inquiétude grandissante au sommet de l’État face à une situation devenue explosive au sein de la première institution locale du pays, la mairie de Libreville.
Une crise ouverte sur fond de rivalités et de budget contesté
Depuis plusieurs semaines, la mairie de Libreville est le théâtre de profondes dissensions internes. Des rivalités politiques aiguës et des divergences dans la gestion municipale ont progressivement fragilisé la majorité UDB. Ces tensions ont atteint leur paroxysme avec l’annonce de la démission du maire, non encore officiellement confirmée à l’heure de la publication.
Selon plusieurs sources concordantes, l’édile aurait subi d’intenses pressions au sein même de sa propre famille politique. À l’origine de la crise : des désaccords profonds autour de la gouvernance locale et du vote du budget municipal, deux sujets qui cristallisent les tensions entre différentes factions du parti présidentiel.
Un conseil municipal sous haute tension, une institution au bord de la paralysie
Le conseil municipal de ce jour s’annonce déterminant à plus d’un titre. Il devrait notamment entériner la vacance du poste de maire et ouvrir la voie à la désignation d’un successeur. Mais dans le climat actuel, certains observateurs redoutent des échanges houleux, voire une paralysie totale de l’institution si le maire sortant choisit, comme la loi l’y autorise, de soumettre un nouveau budget au vote des conseillers.
C’est précisément pour éviter ce scénario catastrophe qu’Oligui Nguema a choisi de réunir ses troupes en amont, avec un objectif clair : restaurer la cohésion interne, imposer une ligne commune et garantir une issue maîtrisée lors du vote. La médiation présidentielle est perçue comme un arbitrage entre des camps désormais irréconciliables au sein de l’UDB.


























