Suite aux élections locales d’octobre 2025, le paysage administratif gabonais s’est redessiné le dimanche 9 novembre avec l’élection des maires centraux. L’Union des Bâtisseurs (UDB) a consolidé sa position en remportant la quasi-totalité des exécutifs municipaux, marquant une claire orientation politique pour la gestion des grands centres urbains.
Libreville, cœur politique et économique, est désormais dirigée par Pierre Mathieu Obame Etoughe (UDB). Le mouvement s’est étendu à d’autres pôles majeurs : Pascal Houangni Ambouroue à Port-Gentil, Fernad Joumas dit Salamba à Franceville, et Chen Sylvestre Mezui M’Obiang à Oyem. L’UDB place également ses pions dans les autres capitales provinciales : Michel Léandre Delbrah Ndassy à Akanda, Arnaud Sandri Nombo à Owendo, Guy-Pierre Biteghe à Lambaréné, Fidèle Boucka à Mouila, Pierre Boussougou à Tchibanga, Rita Estelle Milagolo à Makokou, et Victor Ngouassanga à Koula-Moutou.
Cette unité politique au niveau local est présentée par l’UDB comme un gage d’efficacité et de cohérence dans la mise en œuvre des politiques publiques. Les citoyens espèrent que cette harmonie permettra de débloquer rapidement les projets d’infrastructures et d’améliorer les services urbains, souvent défaillants.
Si cette domination permet d’éviter les blocages politiques inter-partis, elle place une pression immense sur les équipes élues. La critique principale réside dans la nécessité pour ces nouveaux maires de prouver que l’appartenance politique unique n’est pas synonyme de complaisance administrative.
Pour que ces actions soient considérées comme de « bonnes actions pour diriger le Gabon », il faudra que les maires, de Libreville à Makokou, démontrent une gestion rigoureuse des deniers publics et une transparence accrue. Les électeurs attendent une rupture claire avec les pratiques passées, exigeant que la discipline interne de l’UDB se traduise par une discipline de service public exemplaire. L’heure n’est plus à la conquête, mais à la performance concrète dans l’amélioration du cadre de vie quotidien.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























