Le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce mardi au palais du bord de mer une délégation de Reporters sans frontières (RSF), conduite par son Secrétaire général, Thibaut Bruttin. Une rencontre qui témoigne de l’importance croissante accordée à la question des médias dans le processus de démocratisation au Gabon.
Au menu des discussions : l’économie des médias, la formation des professionnels, la protection des journalistes, mais aussi les perspectives de partenariat avec la haute autorité de la communication (HAC). Autant de thèmes qui traduisent la volonté affichée par les autorités gabonaises de faire du secteur médiatique un levier de démocratie et de stabilité sociale.
« Il ne peut y avoir de démocratie sans médias libres, professionnels et protégés », a rappelé Thibault Bruttin, qui a salué l’ouverture du dialogue avec le gouvernement gabonais. De son côté, le président Oligui Nguema a réaffirmé son attachement à la liberté d’expression, tout en insistant sur la responsabilité qui incombe aux acteurs du secteur.

L’audience intervient dans un contexte particulier : la presse gabonaise traverse encore de nombreuses difficultés, allant de la précarité économique des rédactions à la question de l’indépendance éditoriale.
Les échanges entre le Chef de l’État et Reporters sans frontières apparaissent donc comme un signal fort envoyé aux professionnels des médias, mais aussi à la communauté internationale, sur la volonté du pays d’améliorer son image en matière de gouvernance démocratique.
Au-delà des déclarations d’intention, plusieurs observateurs estiment que cet entretien pourrait ouvrir la voie à des réformes concrètes : meilleure régulation du secteur, soutien à l’émergence d’une presse viable économiquement, et renforcement des garanties pour la sécurité des journalistes.
L’avenir dira si ces engagements se traduiront par des actes. Mais pour l’heure, l’audience accordée à Reporters sans frontières confirme que la communication et l’information occupent désormais une place centrale dans la transition politique gabonaise.
Par Darlyck Ornel Angwe

























