Gabon – La campagne pour le second tour des élections législatives 2025 a débuté, marquant une nouvelle étape décisive dans la reconfiguration du paysage politique gabonais. Pendant dix jours, les candidats s’affrontent pour convaincre un électorat potentiellement désabusé par les dysfonctionnements du premier tour. Au cœur de ces enjeux, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), parti présidentiel, entend confirmer sa domination, tandis que le Parti démocratique gabonais (PDG) lutte pour limiter les pertes et sauver ses figures emblématiques.
Le premier tour a nettement positionné l’UDB comme favori, reléguant le PDG et d’autres formations politiques à des rangs secondaires. L’objectif pour l’UDB est désormais de capitaliser sur cette dynamique et de remporter le plus grand nombre de sièges, jusqu’à obtenir une majorité écrasante à l’Assemblée nationale. Une telle victoire confirmerait la confiance des électeurs dans le projet de l’UDB et constituerait un tournant historique pour le Gabon.
Le PDG, de son côté, se trouve dans une position fragile. L’enjeu principal pour ce parti historique est de freiner sa chute et de préserver ses cadres les plus influents, dont plusieurs se retrouvent engagés dans des duels serrés.
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Le président du PDG, Blaise Louembe, affronte un défi de taille dans le 1er arrondissement de Koula-Moutou face à Jean-Hilarion Landa de l’UDB. Malgré une légère avance au premier tour, l’incertitude plane sur les reports de voix des autres formations politiques, rendant sa victoire loin d’être assurée.
La secrétaire générale du PDG, Angélique Ngoma, est dans une situation comparable dans le 2e siège du département de la Basse-Banio. Elle devra batailler ferme pour rallier les partisans de l’indépendant Mélina Petu Vumbi Mihindou et du représentant de « Les Démocrates » (LD), Éric Laugel Emelin, susceptibles de jouer le rôle de « faiseur de roi ». Ces confrontations illustrent la polarisation du scrutin entre l’UDB et le PDG, un affrontement décisif pour l’avenir de l’ancien parti au pouvoir.
En parallèle, la période de recours devant la Cour constitutionnelle, ouverte du 29 septembre au 8 octobre, ajoute une dimension d’incertitude. L’issue de ces procédures pourrait modifier la donne et fragiliser certains candidats. Malgré un climat de circonspection au sein d’une partie de l’électorat, les candidats déploient leurs dernières forces pour convaincre, conscients que ce second tour scellera définitivement le sort de la nouvelle Assemblée nationale.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























