À moins de quatre semaines des élections législatives et locales prévues le 27 septembre, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG), dirigé par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« incongruités flagrantes » dans le processus de validation de ses candidatures.
Lors d’une déclaration publique tenue le 2 septembre, Désiré Mounanga, membre du directoire national de l’EPG, a pointé du doigt plusieurs irrégularités constatées dans les circonscriptions de Bongoville, Moanda, Ovan, Mékambo et Akiéni. Selon lui, des dossiers de candidature dûment déposés dans les délais et conformes aux exigences légales auraient été écartés sans justification. Pire encore, certains candidats initialement présentés sous la bannière EPG se retrouveraient désormais inscrits comme indépendants, notamment à Akiéni.
« Nous assistons à une tentative manifeste d’étouffer les voix discordantes et de neutraliser notre présence dans des zones stratégiques », a déclaré Mounanga, évoquant une attention « particulière » portée par la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) aux listes de son parti.
Face à ces anomalies, l’EPG exige des explications claires et officielles sur les rejets de candidatures. Le parti n’exclut pas de remettre en question sa participation au scrutin si ces irrégularités ne sont pas levées dans les plus brefs délais.
Dans un contexte politique tendu, cette sortie médiatique soulève des interrogations sur la transparence du processus électoral et la capacité des institutions à garantir un scrutin pluraliste et équitable. L’EPG rappelle que « la démocratie ne saurait se résumer à l’alignement de tous sur la volonté d’un seul », appelant à une vigilance citoyenne accrue.

























