À Ntoum, le vent politique souffle avec des rafales de démentis et de clarifications. À peine les résultats du premier tour des législatives du 11 octobre 2025 proclamés, une rumeur a enflé comme un feu de brousse : une supposée coalition aurait vu le jour entre Elfox Loyola Mbina, candidat du Parti pour la Nouvelle République (UPR), et deux autres formations, l’Union nationale (UN) et l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB).
Mais l’illusion n’aura duré qu’un éclair. Dans un communiqué officiel daté du 23 octobre 2025, le Secrétariat général de l’UDB a tranché net, balayant cette prétendue alliance « d’un revers de la main ». Loin d’une union des forces, le parti a préféré lever un mur de distance avec le candidat Elfox Loyola Mbina.
« Suite au communiqué de la Coalition pour la Libération de Ntoum annonçant la tenue d’un point de presse ce samedi 25 octobre 2025, et publié par son équipe de communication ce vendredi 24 octobre 2025, le Secrétariat général de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) tient à apporter les précisions suivantes », a tenu à préciser le Secrétariat général adjoint chargé de la communication, dans une note où chaque mot pèse son poids de plomb.
La déclaration sonne comme un rappel à l’ordre : « Le Secrétariat général interpelle les responsables politiques de la section UDB de Ntoum sur le fait que le candidat de notre formation n’étant plus en course, aucune coalition, alliance ou communication commune ne peut être engagée sans l’autorisation expresse du Secrétaire général. » En d’autres termes, tout rapprochement non validé par la direction nationale relève de l’imposture politique.
L’UDB, par la voix de son organe central, a tenu à couper court à toute confusion : « L’Union Démocratique des Bâtisseurs n’a signé ni accord ni convention établissant une quelconque coalition avec une autre formation politique à Ntoum. » Cette phrase, ciselée comme une lame, met un terme aux rumeurs de connivence. Le parti exige même que « les auteurs de cette initiative retirent immédiatement le nom de l’UDB de toute communication ou démarche relative à ladite coalition, et s’expriment en leurs noms propres. »
Ainsi, sous le vernis d’une union politique se cachait en réalité un mirage. Ce communiqué officiel agit comme un couperet, tranchant net les espoirs du candidat Elfox Loyola Mbina, désormais désavoué publiquement. La scène politique de Ntoum, déjà animée par la compétition électorale, se transforme alors en théâtre de clarification.
Derrière ce désaveu, l’UDB cherche sans doute à préserver sa crédibilité et son indépendance. Dans une période où les alliances se nouent et se dénouent au gré des ambitions, le parti veut rappeler que sa parole reste souveraine. En se dissociant de cette « œuvre » qu’il qualifie implicitement de manipulation, l’UDB évite de se laisser entraîner dans une aventure politique hasardeuse.
À Ntoum, la morale de cette séquence est limpide : dans la jungle électorale, certaines alliances ne sont que des mirages, et les bâtisseurs préfèrent la pierre solide des principes à la boue mouvante des arrangements. Comme le souligne un militant du parti, « mieux vaut une solitude digne qu’une compagnie douteuse ».
L’épisode confirme que la politique locale reste un terrain miné où chaque mot compte, chaque rumeur enfle, et où les partis, à l’image de l’UDB, doivent veiller à ne pas voir leur nom usurpé. Le message est clair : la discipline partisane ne se négocie pas, elle s’impose.


























