Le tronçon routier Lébamba – Memba, long de seulement 7 kilomètres, est aujourd’hui le reflet d’une réalité préoccupante : l’état des routes dans notre pays demeure un défi majeur, malgré les multiples engagements pris par les autorités depuis le 30 août 2023. Ce segment, censé relier efficacement des communautés locales et soutenir les échanges économiques, s’est transformé en véritable piège pour les usagers.
En cette saison des pluies, la chaussée du traçon Lébamba-Memba est devenue extrêmement glissante. Motos, véhicules légers et poids lourds peinent à maintenir leur trajectoire, exposant conducteurs et passagers à des risques d’accidents. Les témoignages des habitants évoquent des frayeurs quotidiennes, des embourbements à répétition et une circulation chaotique. Ce tronçon, pourtant stratégique, illustre l’urgence d’une action concrète.
Au-delà de la simple question de mobilité, il s’agit de la sécurité et de la dignité des citoyens. Comment accepter que, dans un pays riche en ressources, un axe aussi court et vital reste dans un état aussi déplorable ? Les promesses faites depuis août 2023 par les autorités compétentes, censées accélérer les travaux routiers, semblent s’enliser dans un rythme qui interroge et inquiète les populations. Le patriotisme exige que l’on mette fin à cette inertie et que l’on traduise les engagements en actes visibles.
Les populations ne demandent pas des discours, mais des résultats. L’entretien régulier, la réfection de la chaussée et la mise en place de mesures correctives doivent être des priorités immédiates. Chaque jour de retard expose des vies humaines et fragilise davantage l’économie locale. Les autorités doivent comprendre que la crédibilité de leurs engagements se mesure sur le terrain, et non dans les communiqués.
En attendant que les promesses sur la route Lébamba -Memba deviennent réalité, la prudence reste le seul rempart des usagers. Ralentir, anticiper et redoubler de vigilance peuvent sauver des vies. Mais il est temps que l’État prenne ses responsabilités et démontre que les paroles données au peuple ne sont pas vaines. Car une nation forte se construit sur la confiance entre gouvernants et gouvernés, et sur des routes sûres qui relient ses citoyens.

























