Le lundi 26 janvier 2026, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, figure de proue du Parti Démocratique Gabonais (PDG), a publié une charge virulente contre la communication gouvernementale. Dans une tribune au vitriol, l’universitaire dénonce ce qu’il qualifie d’« accord fantôme » entre le Gabon et le Fonds Monétaire International (FMI). Pour l’ancien ministre, le communiqué officiel du 21 janvier dernier n’est qu’une « falsification de la réalité administrative et financière ».
Une mise en scène aux pieds d’argile
L’auteur ne mâche pas ses mots face à une annonce qu’il juge prématurée, voire mensongère. Selon lui, le pouvoir a franchi une « ligne rouge institutionnelle » en présentant comme acté un programme qui n’existe que dans les intentions. « Un accord avec le FMI ne se déclare pas ; il se négocie, se formalise, se signe », martèle Ali Akbar Onanga Y’Obegue. En utilisant une métaphore de la construction, il pointe du doigt un budget bâti sur une « croissance fantasmée », transformant l’État en une architecture de papier prête à s’effondrer sous le poids de la réalité.
Le « Mirage de Brazzaville »
L’article analyse finement le timing de cette annonce, la liant directement au sommet de la CEMAC. Pour l’auteur, il s’agissait de « sauver la face » en évitant que le Gabon ne soit pointé du doigt comme le « maillon le plus fragile » de la sous-région. Cette stratégie d’affichage est décrite comme une « manipulation » visant à transformer un « désordre budgétaire massif » en un récit de responsabilité factice. La parole publique, autrefois sacrée, se retrouve ici « discréditée par les faits ».
Vers une souveraineté sous perfusion
L’analyse technique du Professeur Onanga Y’Obegue souligne une dérive inquiétante : une dette projetée à 85 % du PIB et des arriérés de paiement qui « étranglent les PME ». Ce constat alarmant mène à une conclusion inéluctable : la fin de l’illusion souverainiste. « Ce ne sont pas les partenaires extérieurs qui ont confisqué la souveraineté budgétaire, ce sont les erreurs de gouvernance qui l’ont progressivement vidée de sa substance », affirme-t-il avec sévérité.
Un plaidoyer pour la vérité
En guise de conclusion, l’auteur appelle à un changement radical de paradigme. Il exhorte le gouvernement à « cesser de traiter l’opinion publique comme une variable d’ajustement ». Pour Ali Akbar Onanga Y’Obegue, le salut du Gabon ne passera pas par des slogans, mais par une « rupture profonde avec la culture du mensonge ». Il conclut en rappelant que si « la vérité peut être politiquement coûteuse à court terme, elle est toujours moins coûteuse que le mensonge à long terme ».











































