L’Observatoire chrétien pour la Paix (OCP) a célébré la journée internationale de la Paix célébrée par les Nations unies tous les 21 septembre. Le thème de cette année était « Bâtir la Paix ». A Libreville, l’événement organisé par le Coordinateur de l’OCP, le Révérend Prophète Max Alexandre Ngoua et son équipe s’est déroulé à l’auditorium du ministère des Eaux et Forêts.
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L’OCP a pour vocation la promotion de la Paix sous toutes ses formes et elle n’a pas voulu être en marge de la célébration de cette journée en organisant à Libreville des ateliers autour de la paix et l’éducation, la paix et l’entrepreneuriat, la paix et les médias.
La paix prônée par l’ONG est la paix Plurielle qui consiste à démontrer que la paix n’est pas seulement l’absence de guerre. A travers l’éducation, cette paix est bâtie et le programme scolaire national devrait permettre de transmettre les valeurs de paix. Aussi, l’absence de cette éducation est un taureau pouvant aboutir à des conséquences incalculables.

Dans le cadre de cette 41e édition de la célébration, Max Alexandre Ngoua a indiqué que cette journée célébrée par l’OCP : « visait à interpeller les pouvoirs publics à se réapproprier, plus que jamais, le concept de la paix. Le Gabon, ayant hérité, par l’entremise christique, mais également par l’entremise du défunt président Omar Bongo, qui était un chantre de la paix, se doit de s’approprier, comme la Journée du drapeau, celle de la paix. Car, les valeurs de celle-ci ont toujours davantage caractérisé notre nation », a souligné le Coordinateur Max Alexandre Ngoua.

Dans la veine, le révérend Prophète Max Alexandre Ngoua a ajouté : « Le Gabon, ayant hérité par l’entremise christique, mais également l’entremise de feu le président Omar Bongo, qui était un chantre de la paix, se doit de s’approprier, comme la Journée du drapeau, celle de la paix. Car, les valeurs de celle-ci ont toujours davantage caractérisé notre nation » a-t-il déclaré.
Pour ce qui est de la paix par les médias, ils sont par essence les moyens qui permettent de faire la promotion de la paix ou de la fragiliser dans un pays en fonction de la ligne éditoriale.
Le cas de la radio mille collines a contribué à la situation qui a conduit au génocide au Rwanda. Par contre, au Burundi, la radio a contribué au retour de la paix. Total Bekale, le représentant du directeur général de Gabon Télévision et Brice Ndoutoume, le président de l’Association Internationale des Médias pour la Paix et le développement (AIMPD), un organe de la Fédération, ont sensibilisé sur la nécessité d’avoir une ligne éditoriale faisant la promotion de la bonne information qui prohibe l’invective donc prône la paix.
Le patron de Gabon Elite Magazine a appelé les autorités à prioriser la paix quant aux futures joutes électorales et interpellé certains à cesser leur main mise sur les responsables de médias qu’ils poussent à adopter des lignes éditoriales loin de promouvoir la paix. Il a précisé : « la prévention, la sensibilisation et la gestion médiatique des situations à risques restent de mise actuellement tout en visant à outiller les hommes et les femmes de presse nationale sur la vague politique à venir. Nous ne voulons plus vivre le scénario de 2016 ou les sièges de plusieurs médias avaient été réduits en cendre à la suite des manifestations post électorales », a indiqué Brice Ndoutoume Ndong.
Il a demandé aux autorités de trouver une solution aux problèmes des confrères de Télé Africa qui enregistrent bientôt 11 mois sans salaire. Cela fragilise davantage la paix prônée par l’OCP.
En effet, le Gabon connaîtra, dans moins d’un an, les élections générales (présidentielle, législatives et locales) de 2023. Elles sont considérées comme une période à haut risque au Gabon.
Plusieurs recommandations faites par ces panélistes, membres de la société civile, vont être consignées dans un document afin de les soumettre aux autorités compétentes sous peu.

























