Le district de Nzenzele, situé dans le département de la Boumi-Louetsi, est aujourd’hui au cœur d’un débat politique qui pourrait avoir des répercussions sur la représentation démocratique de ses habitants. Avec ses six cantons répartis en trois sièges, la réorganisation administrative envisagée suscite des inquiétudes profondes parmi les populations locales.
Une réorganisation contestée
La proposition de rattacher le district de Nzenzele au deuxième siège, situé à près de 40 km et séparé par 15 villages, est perçue comme une tentative de marginalisation politique. Historiquement, ce district a déjà eu un député qui a siégé, ce qui témoigne de son importance électorale et de son poids démographique. Les habitants dénoncent une manœuvre politique qui, selon eux, ne sert que des intérêts égoïstes, au détriment du bien-être collectif.
Un appel aux autorités
Les citoyens du district de Nzenzele interpellent le Ministère de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, ainsi que la primature de la république gabonaise, afin que cette décision soit réexaminée. Ils demandent au président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema de prendre en compte les réalités géographiques et démographiques du district pour éviter des tensions inutiles.
Une question de justice électorale
Le nombre d’électeurs du district de Nzenzele est largement supérieur à celui du deuxième siège, ce qui renforce la légitimité de leur revendication. Les habitants refusent que des décisions administratives arbitraires viennent affaiblir leur représentation politique et appellent à une gestion équitable des territoires.
Le district de Nzenzele se mobilise pour préserver son identité et son autonomie politique. Les autorités sont appelées à écouter les préoccupations des populations et à garantir une répartition juste et équilibrée des sièges électoraux. Ce combat dépasse les intérêts individuels et vise à préserver l’harmonie et la stabilité de la région.


























