L’Autorité pour la protection des données personnelles et de la vie privée (APDPVP) intensifie sa pression sur le secteur privé pour ancrer une culture de la conformité, comme en témoigne la mission menée par son vice-président, Samuel Moussounda Ikamou, le 28 octobre 2025 au sein de la Zone industrielle spéciale (ZIS) de Nkok.
L’objectif principal de cette descente sur le terrain était d’informer les entreprises sur leurs obligations légales, souvent méconnues. Les déclarations de M. Moussounda Ikamou révèlent un constat alarmant : une grande partie des entreprises traitant des données d’employés ou de clients ignorait l’obligation de déclaration et d’autorisation auprès de l’APDPVP.
Cette mission marque un pivot stratégique : l’APDPVP reconnaît que l’ignorance est le principal frein à la conformité plutôt qu’une mauvaise foi systémique.
La réponse est concrète : l’annonce du déploiement d’une équipe permanente à Nkok confirme la volonté de passer d’une approche purement répressive à un modèle d’accompagnement technique ciblé.
L’analyse des échanges met en lumière la préoccupation croissante liée à la digitalisation rapide des activités. Les entreprises de Nkok, opérant dans un environnement industriel moderne, manipulent des données sensibles (fichiers clients, bases de données, données biométriques, vidéosurveillance).
L’intervention de Romuald Hounwanou, comptable, illustre parfaitement cette réalité : la multiplication des systèmes de collecte d’informations augmente exponentiellement les risques si aucun cadre légal n’est appliqué. La protection des données devient ainsi un enjeu de sécurité opérationnelle et de réputation pour ces entreprises.
En conclusion, cette démarche éducative menée par l’APDPVP à Nkok est essentielle pour bâtir la confiance numérique au Gabon. Elle rappelle que la légalité dans le traitement des données n’est pas une option, mais une condition sine qua non pour opérer dans l’économie numérique actuelle.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























