Lors de son passage le vendredi 14 juin 2024 sur le plateau de l’émission « L’entretien du jour » à Télésud, l’ancien Premier ministre du régime d’Ali Bongo Ondimba, Alain-Claude Bilie-By-Nze, répondait aux questions de Bernard Volker. Concernant la prise du pouvoir par les militaires le 30 août dernier et leur volonté de s’accrocher au pouvoir après la Transition, Alain-Claude Bilie-By-Nze a été clair : « La place des militaires, c’est dans les casernes, ce n’est pas de gérer un État ».
Depuis sa sortie analytique des conclusions du dernier Dialogue national inclusif d’Angondjé, puis son passage sur les antennes de TV5MONDE, Alain-Claude Bilie-By-Nze ne cesse de partager ses avis sur la gestion socio-politique et économique du pays. Au plan politique, il estime que « Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, je suis personnellement contre la prise de pouvoir par la force. Je suis contre la gestion de l’État par les militaires. La place des militaires, c’est dans les casernes, ce n’est pas de gérer un État », a-t-il déclaré sur les antennes de Télésud.
En poursuivant son propos avec la verve qu’on lui reconnaît, Alain-Claude Bilie-By-Nze rappelle sans balbutiements aux militaires leur rôle dans le pays. « Ils ont à gérer la sécurité d’un pays, et lorsque cela se passe mal, ils peuvent effectivement réorganiser les institutions pour un temps, mais pas pour s’installer au pouvoir. Et de chercher à s’installer n’est pas une bonne chose pour la démocratie », a martelé l’homme de Makokou.
Pour l’ancien Premier ministre, par ailleurs ancien porte-parole de la présidence de la République, l’urgence est de remettre le pays sur les rails pour un véritable développement économique, social, infrastructurel, pas pour dessiner le robot d’un militaire qui souhaiterait se pérenniser au pouvoir. « Je déplore qu’on soit passé à côté de cet examen de fond pour rapidement tomber à pieds joints dans une forme de réorganisation pour se maintenir au pouvoir. Je le déplore. Je déplore d’autant plus qu’il n’y a pas d’urgence aujourd’hui à dessiner un portrait-robot de qui sera président de la République », a conclu Bilie-By-Nze sur cet aspect politique.
Dans tous les cas, cette sortie d’Alain-Claude Bilie-By-Nze rappelle aux militaires leur mission dans un État. C’est donc une sortie qui fera la une des débats dans l’opinion nationale.











































