La scène politique gabonaise vient de connaître un nouvel épisode marqué par la décision de la Cour constitutionnelle d’invalider la candidature présentée au nom du parti REAGIR par M. François Ndong Obiang.
Selon la haute juridiction, M. Ndong Obiang ne fait plus partie de cette formation politique depuis son exclusion en novembre 2024. De ce fait, il ne peut ni se présenter en son nom, ni parrainer des candidatures lors des prochaines élections locales et législatives.
Face à cette décision, le président actuel de REAGIR, Michel Ongoundou Loundah, a tenu à apporter des précisions. Pour lui, il n’y a pas de confusion possible : « Il ne s’agit pas de REAGIR. M. François Ndong Obiang et quelques autres membres avaient été exclus depuis novembre 2024. Ils n’avaient donc plus le droit de parler au nom de notre plateforme », a-t-il déclaré.
M. Ongoundou Loundah estime par ailleurs que la Cour constitutionnelle est restée fidèle à sa propre jurisprudence. Il rappelle qu’en mars 2025, sa propre candidature avait été validée par la Cour, malgré les contestations, sur l’argument du “bicephalisme” qui, selon lui, n’en était pas un : « La Cour s’est appuyée sur sa décision antérieure. En réalité, c’est François Ndong Obiang qui se retrouve aujourd’hui dans la position de l’arroseur arrosé », a-t-il commenté avec fermeté, non sans regretter le spectacle offert par cette polémique : « Je trouve dommage qu’on en arrive à un tel spectacle, surtout à un certain âge. »
Il convient de souligner que la demande d’invalidation de la candidature de M. Ndong Obiang n’émanait pas uniquement de REAGIR. D’autres personnalités politiques, dont M. Lionnel Egonga, ont également saisi la Cour pour les mêmes motifs. Une multiplication des recours qui témoigne de l’ampleur des oppositions suscitées par l’ancien membre du parti.
Cette décision de la Cour constitutionnelle pourrait marquer un tournant pour REAGIR, qui entend désormais se concentrer sur ses propres candidats, sous la direction de son président légitime, Michel Ongoundou Loundah.
Par Darlyck Ornel Angwe


























