Gabon, à seulement quelques jours du double scrutin législatif et local du 27 septembre, le paysage politique gabonais a été marqué par une décision judiciaire majeure. Le Conseil d’État a réhabilité, ce mardi 23 septembre, la candidature de Jean-Rémy Yama, ancien leader syndical et tête de liste du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP) dans le département de Mulundu, province de l’Ogooué-Lolo.
Cette décision met un terme à des semaines d’incertitude et de bataille juridique qui avaient vu sa candidature initialement écartée. L’origine de cette affaire remonte à la publication tardive des listes définitives de candidatures. Alors que le tribunal administratif de Koulamoutou avait validé la candidature de Jean-Rémy Yama le 9 septembre, une requête du Commissaire général à la loi, introduite le 17 septembre, visait à annuler cette décision. Cette démarche a déclenché un bras de fer judiciaire, finalement résolu par le Conseil d’État qui a débouté le Commissaire général, jugeant sa requête « irrecevable ».
Le Conseil d’État a ainsi rétabli les droits de Jean-Rémy Yama, confirmant que les recours dans l’intérêt de la loi doivent corriger des erreurs de droit et non altérer des décisions déjà rendues entre les parties prenantes. Joint par téléphone, Jean-Rémy Yama a souligné l’importance d’une clarification des candidatures par la Commission électorale bien en amont des scrutins.
« La Commission électorale doit faire un effort pour que la liste définitive des candidatures soit connue, conformément à la loi, un mois avant le scrutin », a-t-il insisté, pointant du doigt les contestations de dernière minute qui perturbent le processus électoral. Malgré les obstacles rencontrés, l’ancien syndicaliste affiche une détermination sans faille : « Je suis un battant, je suis un combattant. Je ne m’avoue jamais vaincu. »
Cette victoire judiciaire intervient dans un contexte de campagne électorale intense, où le temps presse pour les candidats. Jean Rémy Yama se dit prêt à mener campagne avec le soutien de ses partisans et, dit-il, « l’aide de Dieu », pour défendre son programme et convaincre les électeurs de Mulundu.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























