Dans tous les grands sommets ou rencontres de haut niveau, comme le sommet sur le nouveau pacte financier sur les changements climatiques, qui s’est déroulé du 22 au 23 juin 2023, il y a toujours des rencontres en marge, autrement appelées huis clos. Macky Sall renoncerait au troisième mandat de la polémique; aucune rencontre entre Ali Bongo et Jean Ping, mais la voie de la transition resterait fortement conseillée au président Ali Bongo par les partenaires du Gabon, notamment la France.
Le président Macky Sall du Sénégal aurait reçu une fin de non-recevoir, pour un troisième mandat très polémique.
En effet, Emmanuel Macron, le président français, selon des sources très introduites à Paris, ne serait pas en accord avec le président sénégalais, pour un troisième mandat à haut risque, au Sénégal. Même les américains lui auraient clairement demandé de renoncer à ce mandat de trop. Personne ne veut mettre en danger les intérêts de son, pays pour le Président Macky Sall.
Cette même logique a été servie au Président gabonais. Ali Bongo Ondimba aurait été encouragé à privilégier une sortie honorable de la gestion des affaires, au Gabon.
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En marge de ce sommet, Ali Bongo et Jean Ping se sont-ils rencontrés ? La réponse est non, d’après les proches des deux (2) états-majors. Toutefois, par personnes interposées, les positions des ces principaux acteurs majeurs de la politique, au Gabon, ont été transmises à certains facilitateurs.
Il en ressort que les conditions d’organisation d’une élection, transparente et apaisée, aux lendemains sans violence, ne sont pas réunies. La solution logiquement préconisée serait donc nécessairement tournée vers, soit un report des élections, soit une transition.
Selon des sources bien introduites, l’option d’une continuité avec Ali Bongo a été écartée. Il n’est plus en capacité de gérer le Gabon et de rassurer les investisseurs et les bailleurs de fonds.
Il reste à mettre en place des mécanismes qui vont permettre la gestion du pays, en intégrant les principales forces vives de la nation.
A propos de qui va gérer le pays durant cette période transitoire, avant l’organisation des élections, les tractations se poursuivent. L’option de la Transition avec Jean Ping, comme chef de l’État, est sérieusement explorée. Le nom de Jean-Pierre Lemboumba Lepandou est aussi sur la table de ceux qui veulent aider le Gabon à trouver une sortie de crise avantageuse et acceptée.
Toutefois, la solution d’une transition constitutionnelle peut également être mise en place. Les discussions vont se poursuivre, la semaine prochaine, en attendant qu’une option définitive soit prise.
Cependant, notre rédaction a eu vent que certains faucons, proches de la Première dame et de la présidente de la Cour constitutionnelle, sont tentés de faire fi de ce qui leur a été recommandé à Paris. Contre vents et marées, ils tiennent à organiser, coûte que coûte, leurs élections en août.
Aux dires de certains, en faisant ainsi, les tenants du pouvoir auront donc choisi la défiance et le mépris de leurs amis français qui leur ont plutôt préconisé la voie de la sagesse, du consensus, du respect des engagements pris et donc de l’apaisement.
Face à un tel comportement, comment peut-on prévoir l’avenir du Gabon ?
Au sortir de telles élections, l’apaisement et la paix sociale tant attendus seront-ils au rendez-vous ?
Bien malin celui qui trouvera des réponses adéquates à ces interrogations. Wait and see !


























