Libreville, le 26 janvier 2026 — Dans un contexte où la qualité de la décision publique dépend de plus en plus de la fiabilité de l’information, le Gabon entend changer de méthode. C’est dans cette dynamique que Pacôme Kossy, ministre de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, a pris une part active aux travaux du comité de pilotage du projet HISWACA (harmonisation et amélioration des statistiques en Afrique de l’ouest et du centre), réunis le vendredi dernier à Libreville.
Placée sous la présidence de Louise Pierrette Mvono, ministre de la planification et de la prospective, cette session a permis d’évaluer l’état d’avancement d’un projet stratégique, conçu pour améliorer la qualité, la cohérence et la comparabilité des statistiques officielles. Un enjeu fondamental, alors que l’action publique ne peut plus se satisfaire d’estimations approximatives pour orienter les politiques de développement.
Pour le ministère de l’agriculture, HISWACA représente un véritable outil de transformation. Le projet ouvre la voie à des enquêtes sectorielles plus rigoureuses et au renforcement des capacités techniques des administrations en charge du pilotage agricole. À travers cette démarche, le gouvernement affirme sa volonté d’adosser les politiques publiques à des données fiables, condition indispensable à toute ambition de souveraineté alimentaire.
Les échanges ont également souligné l’importance d’une appropriation interinstitutionnelle forte et d’une coordination renforcée entre les différents acteurs. La durabilité des outils de collecte et la crédibilité des résultats reposent sur une collaboration étroite et continue entre structures statistiques, ministères sectoriels et partenaires techniques.
Les travaux se sont achevés par l’adoption du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026, consacrant une étape majeure vers une gouvernance agricole plus scientifique, plus rationnelle et plus performante. Une orientation claire se dessine : faire de la donnée un pilier de la planification et un levier stratégique au service du développement rural.
Comme dit un proverbe de Lambaréné : « Celui qui ne mesure pas son champ s’étonne toujours de la maigreur de sa récolte. »

























