Les syndicats de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’administrateur provisoire Christophe Eyi ne regardent plus dans la même direction, car pour les syndicats, l’administrateur provisoire serait responsable du déclenchement de la grève illimitée à cause de son impolitesse vis-à-vis d’eux.
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Pourtant, les négociations entre l’administrateur provisoire Christophe Eyi et la coalition des syndicats de la CNSS se sont bien déroulées à la première journée avant que les partenaires sociaux ne claquent la porte des négociations. Pour cause. Ils accusent l’administration provisoire d’avoir tenu à leur endroit des propos insultants lors du deuxième jour des négociations : « La première journée s’est bien déroulée. Nous avons présenté nos préoccupations. Nous nous quittions en bons termes. Mais nous n’avons pas compris les propos insultants de M.Eyi le lendemain. Il nous a traités de hors-la-loi, de perturbateurs. C’est une attitude que nous n’avons pas acceptée. », a fustigé le leader du Syna-Cnss, Jocelyn Ngoma dans les colonnes de notre confrère L’Union. Il va continuer son propos : « Et comme nous étions encore dans les délais définis par notre préavis de grève, nous avons alors décidé de cesser immédiatement tout travail. »
Ce que les syndicats estiment comme une certaine impolitesse de la part de l’administrateur provisoire à leur égard a eu pour conséquence immédiate la fermeture de la plupart des agences de la CNSS sur tout le territoire national.
Pour ne pas calmer le jeu, l’administrateur provisoire Christophe Eyi aggrave les choses : » La Cnss a toujours vécu au-dessus de ses moyens. Pour le seul mois de décembre, ce serait environ 4 milliards de CFA à régler au titre des salaires, soit à peu près un dixième de la masse salariale mensuelle des fonctionnaires« , a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il moralise la coalition des syndicats après avoir tenu des propos insultants, que la volonté d’aller à une grève sans passer par des négociations et sans envisager un service minimum pose en revanche un problème éthique et moral du point de vue des missions de la CNSS.
Les grands perdants dans des pareils agissements sont les retraités qui ont bien servi le pays et les travailleurs du privé qui n’ont plus droit à certaines prestations de la structure en charge de la prévoyance sociale.
Dans tous les cas, l’approche de l’administrateur provisoire Christophe Eyi vis-à-vis des syndicats ne fait qu’envenimer les choses. L’art de la négociation semble ne pas être sa force dans une telle période de crise.


























