Le ministre de la Défense, Michael Moussa Adamo, s’est rendu à Moscou la semaine passée pour rencontrer plusieurs personnalités russes du monde militaire et industrielle selon la lettre du Continent du jeudi 20 mai dernier. Or, la France a souvent été l’un des grands fournisseurs en matière d’équipements militaires au Gabon.
« Moscou ne fournit qu’une part réduite de l’équipement des forces Armées gabonaises, mais équipe en revanche les Rangers de l’Agence nationale des parcs nationaux, placée sous la tutelle du ministre des eaux et forêts, et de l’environnement Lee White », indique la Lettre du Continent.
Pour rappel, selon le classement 2021 des plus grandes puissances militaires réalisé par le site américain Global Fire Power (GFP), le Gabon figure parmi les puissances militaires les moins importantes en Afrique et même dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
Le Gabon arrive derrière le Tchad (1er de la sous-région et 15e d’Afrique), le Cameroun (21e sur le continent), le Congo (26e), la Centrafrique (31e). Dans le monde, le Gabon est 132e cette année sur 138 pays classés.
Dans le top 5 africain, l’Égypte conserve son titre de meilleure puissance militaire du continent, avec 930 000 hommes dans son armée, 1053 aéronefs, 11 000 blindés. Il est suivi par l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Maroc.
Concernant le ministre Michael Moussa, il a été le conseiller d’Ali Bongo alors ministre de la Défense. De ce fait, il « a participé à plusieurs opérations d’achat de matériel militaire, notamment l’acquisition avortée de huit hélicoptères Hercules C130 d’occasion en Arabie saoudite », peut-on lire dans l’article.
Ces rencontres avec plusieurs officiels militaires et industriels russes participent-elles à la diversité de partenaires militaires ou à une volonté d’indépendance affirmée face à la France? L’avenir nous le dira.


























