Le Colonel Assimi Goïta a demis le président de la transition, Bah N’Daw, et son Premier ministre, Moctar Ouane, de leurs fonctions après leur kidnapping de ce lundi 24 mai suite au limogeage de deux Colonels de leur poste de ministre. Dans la foulée, il s’est auto-proclamé nouveau président de la transition.
Le colonel Assimi Goïta a indiqué ce mardi 25 mai avoir déchargé de leurs prérogatives le président et le Premier ministre de transition.
En effet, il les avait fait arrêter hier après le Communiqué final annonçant la formation d’un nouveau gouvernement. Il les accuse tous les deux de tentative de « sabotage » de la transition.
Ainsi, le colonel Assimi Goïta est le nouvel homme fort du pouvoir malien. Et la transition ne se fera pas sans lui. De ce fait, le président Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane l’ont appris à leurs dépens.
Par ailleurs, le colonel Assimi Goïta indiqué, dans une déclaration lue à la télévision publique par un collaborateur en uniforme, que « le processus de transition suivra son cours normal et que les élections prévues se tiendront courant 2022 ».
Le colonel Goïta, à la tête des putschistes qui avaient renversé le président élu Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020, reproche au président Bah Ndaw et au Premier ministre Moctar Ouane d’avoir formé un nouveau gouvernement sans se concerter au préalable avec lui.
« Une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la transition et du Premier ministre d’aller vers une violation de la charte de transition […], d’où une intention avérée de sabotage de la transition », a-t-il dit.
« Dans les démarches de constitution d’un nouveau gouvernement, le Premier ministre nouvellement reconduit a établi une liste de gouvernement en accord avec le président de la Transition sans concertation avec le Vice-président en charge des prérogatives à lui conférées par la charte à savoir, la Défense et la Sécurité », a-t-il rappelé.
« Une telle démarche témoigne d’une volonté manifeste du président de la Transition et du Premier ministre d’aller vers une violation de la charte de Transition, contrairement au serment prêté lors de son investiture, le 25 septembre 2020 », a indiqué Assimi Goïta, en destituant les autorités de Transition en place depuis septembre 2020, tout en reprenant la main.
« La France condamne avec la plus grande fermeté ce coup de force qui s’est déroulé hier au Mali […]. Nous exigeons la libération des autorités, dont la sécurité doit être garantie, et la reprise immédiate du cours normal de la transition », a déclaré le chef de la diplomatie française à l’Assemblée nationale.


























