Le récent Forum sur la Coopération sino-africaine, qui s’est déroulé en Chine du 4 au 6 septembre, a offert une opportunité stratégique au Gabon pour renforcer son Plan national de développement de la Transition. À cette occasion, le ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Mer, Loïc Ndinga Moudouma, a rencontré les responsables des entreprises CHEC et Gabon Mining. Les discussions ont principalement porté sur l’amélioration de la navigabilité du fleuve Ogooué et la construction des ports fluviaux de Ndjolé et Lambaréné.
L’initiative du ministre s’inscrit dans les ambitions du président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguéma, visant à moderniser les infrastructures fluviales du Gabon. Les discussions ont mis en avant la possibilité de conclure un protocole d’accord pour la réalisation de ces deux ports ainsi que des opérations de dragage du fleuve Ogooué, indispensables pour améliorer la circulation fluviale.
Ces projets ont pour but de faciliter le transport des matières premières, notamment le manganèse, par voie fluviale. En effet, les autorités gabonaises envisagent que l’accord avec CHEC et Gabon Mining permettra « un rôle crucial dans la réalisation des infrastructures portuaires à l’intérieur du pays ». La construction des ports de Ndjolé et Lambaréné, couplée à l’amélioration de la navigabilité du fleuve, doit permettre l’acheminement du minerai extrait dans la région de Ndjolé jusqu’à Lambaréné. De là, il sera transporté vers Port-Gentil, où un port minéralier en eau profonde sera érigé pour faciliter l’exportation internationale.
Le projet revêt donc une importance stratégique, tant pour l’économie gabonaise que pour son positionnement sur le marché mondial des matières premières. Il s’inscrit également dans une volonté de dynamiser l’économie locale grâce à l’amélioration des voies de communication fluviales et maritimes.
Il est à rappeler que le président Oligui Nguéma avait déjà lancé la première phase des travaux du port de Ndjolé lors de sa tournée dans la région du Moyen-Ogooué. Les négociations actuelles, selon le ministère des Transports, visent à conclure un protocole d’accord (M.O.U.) qui non seulement renforcera le transport fluvial au Gabon, mais stimulera aussi l’économie régionale par l’augmentation des exportations maritimes.
Ce projet ambitieux constitue un tournant décisif dans la modernisation des infrastructures du Gabon, en particulier celles liées au secteur minier et fluvial.












































