La sanction de Ike Ngouoni, l’ancien porte parole du président Ali Bongo Ondimba, est sévère puisqu’il écope de 8 ans de prison et une amende de 5 milliards de FCFA. Telle est donc la sentence infligée à l’ex collaborateur du président Ali Bongo Ondimba par la cour criminelle spéciale ce mardi 26 juillet 2022 pour avoir détourné des fonds publics entre 2017 et 2018.
La justice a lourdement sévi Ike Ngouoni reconnu coupable d’avoir détourné des fonds entre 2017 et 2019, alors qu’il occupait le poste de porte-parole du président de la République.
Dans la même veine, l’ancien collaborateur d’Ali Bongo écope également d’une condamnation pécuniaire de 5 milliards de FCFA à titre de dommages et intérêts, et une amende de 50 millions de FCFA avec confiscation de tous les biens litigieux, apprend-on.
Un verdict en déphasage avec la vérité
Les avocats ne sont pas d’accord avec ce verdict. « C’est une décision qui ne rend pas compte de la réalité des faits, la réalité juridique. Parce que personne n’a été capable jusqu’à aujourd’hui, de démontrer que les fonds qui ont été mis à la charge de mon client, sont des fonds publics. Ce sont des fonds qui relèvent exclusivement du compte du président de la République. Donc, si les fonds du président de la République qui sont personnels ont été mis à contribution pour des charges politiques et relatives aux actions du président de la République, on ne peut pas prendre ses collaborateurs pour détournement des fonds, qui sont spécifiquement privés », a dénoncé Me Anges Kévin Nzigou, avocat de l’accusé, juste après l’audience de l’ancien porte-parole d’Ali Bongo.
Au regard du verdict annoncé, Ike Ngouoni devra donc encore passer 5 ans en prison car il a déjà passé 2 ans depuis fin 2019, date de son incarcération.
Concernant son ex proche collaboratrice Sandy Ntsame Obame qui comparaissait libre, elle a été condamnée à 5 ans de prison avec sursis et 500 millions de FCFA de dommages et intérêts. Elle reste donc en liberté mais encore faudrait-il trouver autant d’argent à rembourser.
Me Nzigou et ses collègues ont seulement 5 jours pour pouvoir en cassation.


























