22 milliards FCFA par an est le montant que l’Etat gabonais dépense pour abriter ses services administratifs chez les privés. Aujourd’hui, le montant serait à 600% plus élevé que le montant initialement prévu.
A la question de savoir ce que dépense l’Etat pour ses baux administratifs, le ministre du Budget et des Comptes publics Sosthène Ossoungou Ndibangoye, a donné la réponse lors de son passage sur Gabon 1ère, dans l’émission « Face à vous », cela coûte très cher aux finances publiques. « Il y a plus de 4 milliards de FCFA dans le budget de l’Etat. Mais en réalité, ce n’est pas ça le coût réel. Il est beaucoup plus élevé. Il est de 22 milliards de FCFA », déclare Sosthène Ossoungou Ndibangoye.
Pendant que les Gabonais espèrent que ce genre de montant soit inscrit dans le cadre de l’amélioration de leurs conditions de vie, l’Etat l’investit cela dans des baux administratifs pour ses services administratifs. Or, ce montant de 22 milliards permettrait d’avoir plus d’écoles, d’universités, de routes praticables en toute saison, un financement de nombreuses PME en vue de résorber le chômage par exemple.
Le ministre a fait savoir que les bâtiments de l’Etat sont devenus très vétustes et de ce fait il y a urgence d’en construire d’autres et surtout pour le membre du gouvernement leur réhabilitation est imminente pour réduire ce montant.
« Il faut réhabiliter ces bâtiments qui sont vétustes avant de songer à la construction de nouveaux bâtiments. Tout le monde loue aujourd’hui à cause de la dégradation et de l’état de vétusté de nos bâtiments », indique-t-il. Il poursuit : « Nous voulons faire un programme de réhabilitation triennal des bâtiments publics pour ramener l’administration dans ces bâtiments et réduire le coût de la location. Nous avons commencé par les ministères régaliens tels que les affaires étrangères, l’immeuble interministériel. L’appel d’offres du bâtiment des Affaires étrangères par exemple est en dépouillement ».
Pour le ministre du Budget, l’Etat a programmé de réhabiliter 407 bâtiments administratifs dans Libreville seulement et dont le coût est estimé à 11 milliards de FCFA. Le montant serait plus grand que celui-là s’il faut prendre en compte l’intérieur du pays.


























