Le gouvernement gabonais va désormais exiger l’accès aux lieux publics aux populations à la présentation d’un certificat vaccinal ou d’un test Covid-19 négatif. Cette exigence a déjà causé une levée de boucliers des membres de la société civile, des religieux et désormais c’est au tour du Syndicat des pharmaciens du Gabon (Sypharga). Il a dit non, le samedi 27 novembre 2021, à ces deux exigences du gouvernement, incarnées par le ministre de la Santé Guy Patrick Obiang Ndong qui en fait son cheval de bataille.
Pour les pharmaciens, il n’est pas question d’exiger à des personnes déjà en détresse un certificat de vaccination ou un test PCR négatif.
Il est vrai que plusieurs entreprises et sociétés ont décidé de respecter le mot d’ordre du ministre de la Santé Guy Patrick Obiang Ndong ce qui n’est pas de l’avis des pharmaciens.
«Les pharmaciens que nous sommes par rapport aux nouvelles mesures, nous tenons à rester un service essentiel», a déclaré la présidente du Sypharga, le Dr Sandrine Itou-Y-Maganga.
Considérant le statut de service essentiel de leurs officines, les pharmaciens ne comptent pas exiger ces documents aux usagers de leurs pharmacies. Ils conçoivent mal le fait de demander un certificat de vaccination ou un test PCR aux personnes en détresse.
«Pour les populations qui se posaient des questions après la date du 15, je ne pense pas qu’en officine on demandera à contrôler qui a un test PCR ou un carnet de vaccination. Nous sommes au service des populations», a poursuivi le Dr Sandrine Itou-Y-Maganga.
Elle encourage ses collègues pharmaciens à assister les usagers qui viendront dans leurs pharmacies. Elle a dans ce même élan de son argumentaire rappelé qu’ils ont prêté le serment de Galien qui les oblige à ne jamais abandonner le malade et sa dignité humaine, ce qui semble ne pas être le cas du ministre de la Santé.
«Jusqu’à présent nous avons essayé de gérer la crise au mieux, nous allons continuer à le faire en recevant les malades qui se présentent» a t-elle réitéré.
Par contre, elle encourage les usagers à se faire vacciner pour tous les volontaires en pharmacies. «Nous sommes là, nous pouvons expliquer les différences entre les différents vaccins», a t-elle annoncé pour faire la part des choses.
Les vaccins sont gérés par un autre organisme mais les pharmaciens jouent leur rôle car ils sont les relais du ministère de la Santé. C’est le Copivac qui gère tous les vaccins anti-Covid et qui nous approvisionne. Le forfait demandé pour l’officine, c’est 2 000 francs CFA.
Dans tous les cas, le 15 décembre prochain est une date très attendue par les pour et les anti vaccination obligatoire et exigence de la présentation du test PCR négatif dans les lieux publics. Certains magasins ou grandes surfaces devraient pour leur part s’attendre à une baisse de leur chiffre d’affaires consécutif à cette mesure de restriction d’accès aux lieux publics.












































