Le paysage sportif gabonais vient de connaître un tournant majeur. Dans un communiqué rendu public ce week‑end, le ministère des Sports a annoncé l’annulation pure et simple des processus électoraux en cours au sein de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) et du Comité national olympique gabonais (CNOG). Une décision forte, qui intervient dans un contexte de réformes structurelles engagées par les autorités de transition.
Selon le ministère des sports, cette mesure découle de constats d’irrégularités administratives majeures relevées dans plusieurs fédérations sportives. Parmi les anomalies pointées : l’absence ou l’invalidité des agréments techniques, des récépissés officiels, ainsi que la non‑conformité de certaines structures aux exigences de la loi n°033/2020, qui encadre l’organisation et le fonctionnement des associations sportives au Gabon.
En d’autres termes, les instances concernées ne remplissaient pas les conditions légales nécessaires pour organiser des élections crédibles.
Un coup d’arrêt pour la Fégafoot et le CNOG
Cette décision entraîne l’arrêt immédiat des processus électoraux, notamment celui de la Fégafoot dont le scrutin était prévu le 18 avril 2026 à Mouila. Pour les acteurs du football national, c’est un nouveau report qui s’ajoute à une série de tensions internes et de contestations autour de la gouvernance fédérale.
Du côté du CNOG, cette suspension intervient alors que l’instance olympique se préparait également à renouveler ses organes dirigeants. Le ministère justifie cette intervention par la nécessité de garantir un cadre institutionnel assaini avant toute reprise des opérations électorales.
Le gouvernement affirme vouloir restaurer la crédibilité des institutions sportives et mettre fin à des pratiques jugées opaques. Pour accompagner cette transition, un guichet unique réunissant les ministères des Sports et de l’Intérieur sera mis en place. Les fédérations disposeront d’un délai de six mois pour régulariser leur situation administrative et obtenir les documents requis.
Malgré ces suspensions, les autorités assurent que la saison sportive en cours reste maintenue, afin de ne pas pénaliser les athlètes ni perturber les compétitions nationales.
Le ministère des Sports a informé les organisations internationales concernées, notamment la FIFA, la CAF et le CIO, qui ont pris acte de la décision. Cette communication vise à éviter toute sanction ou malentendu, alors que les ingérences gouvernementales dans les affaires sportives sont souvent scrutées de près par les instances mondiales.


























