Le mercredi 22 novembre 2023, une importante délégation du Cercle des patrons de la presse privée en ligne (CPPPL), conduite par son président Thierry Mebale Ekouaghe, s’est rendue à la Haut autorité de la Communication (HAC), en pleine session ordinaire, intercéder en faveur des 135 médias en ligne, menacés de suspension par le Régulateur de la presse; afin d’ajourner la date de mise en conformité des uns et des autres avec la loi.
Le président du CPPPL, Thierry Mebale Ekouaghe, était accompagné au siège de la HAC, sis au centre ville de Libreville, par une délégation de plusieurs responsables d’organes de presse reconnus officiellement par le ministère de la Communication. Il s’agissait de voir avec les Conseillers membres de la HAC comment trouver un moratoire sur la date butoire de mise en conformité avec le Régulateur et discuter sur le Code de la Communication actuel qui a des dispositions très répressives pour les journalistes et les médias.
En effet, la HAC avait publié un communiqué le 25 octobre dernier afin que 135 médias en lignes non-conformes à la législation se mettent en règle dans les 30 jours qui suivaient la date de publication dudit communiqué.

Face à ce délai très limité, le CPPPL a sollicité un moratoire et la HAC a écouté la requête de l’association des patrons de presse et a promis donner une suite.
Outre, l’aspect de la mise en conformité par les médias, les deux parties ont admis le fait que le Code de la Communication actuel pose problème quant à l’exercice du métier de journaliste au Gabon. Il est très répressif et la solution à ce problème ne viendra que de la mutualisation des efforts entre les associations des journalistes et le Régulateur des médias. D’ailleurs, le Dialogue national prévu par les plus hautes autorités du pays permettra de se pencher sur le Code de la Communication en République gabonaise.
Journaliste émérite, Germain Ngoyo Moussavou a rappelé aux uns et aux autres qu’en publiant seulement les faits, combinés à la déontologie journalistique et s’appuyant sur le Code de la Communication, on n’aura moins de convocations et des suspension de la part de la HAC. Pour le président de la HAC, elle n’a pas vocation d’oppresser les journalistes, au contraire “ Il n’y a pas de HAC sans journalistes”. Souvent, elle n’a pas de choix lorsque les citoyens se plaignent des écrits de certains journalistes qui les ont lynchés. Elle se sent obligée d’appliquer le Code de la Communication actuel, bien que contenant des dispositions répressives.
Dans tous les cas, la HAC a demandé aux journalistes de la consulter lorsqu’il y a certains malentendus car elle existe avant tout pour eux.


























