Ce vendredi 5 mai 2023, le Directeur général de la Société nationale immobilière (SNI), Hermann Kamonomono, le maire d’Akanda, Yvon Patrick Rombogouera, les représentants de la SEEG, de l’ANUTTC et du ministère de l’habitat ont eu une consultation publique sur la modernisation de la gestion des Cités Alhambra avec les occupants pour recueillir leurs avis, propositions et suggestions quant à la viabilité de cet espace de vie.
La dissolution de la Société nationale du logement social (SNLS) avait été actée le 16 novembre 2018 par le Conseil des ministres. Cette décision conférait à la SNI toutes les attributions et les activités de la défunte SNLS. Il s’agissait d’une fusion-absorption au profit de la SNI.
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Depuis la cession des activités de la SNLS au bénéfice de la SNI, l’un des biens hérités par le nouveau gestionnaire est l’ensemble des Cités Alhambra, au nord de Libreville, dans la commune d’Akanda. Aujourd’hui, plusieurs préoccupations rendent la vie difficile dans cette partie de la ville, notamment l’insécurité galopante et l’absence d’une véritable gestion.

Consciente de cette réalité, la SNI, gestionnaire légale de ces biens, s’est associée à la mairie d’Akanda pour initier une consultation afin de recueillir les avis des occupants et voir comment moderniser les Cités Alhambra. Dans cette optique “ensemble, nous allons définir un cap, une direction vers laquelle nous allons partir pour améliorer le cadre de vie de cette cité, qui a le potentiel de devenir un cadre paisible pour ces résidents, mais qui malheureusement pour l’instant ne bénéficient pas de cette situation”, a déclaré le Directeur général de la SNI, Hermann Kamonomono.
En effet, la situation très préoccupante au sein de cet espace de vie, singulièrement l’insécurité, le manque de gestion légale et surtout l’absence de certaines commodités de base comme l’eau, conduisent la SNI à prendre des mesures très urgentes pour rendre les Cités Alhambra plus viables et davantage modernes.
“Nous allons intervenir sur deux volets. Le premier volet est celui de la gestion immobilière, la gestion proprement dite de la cité par la mise en place très rapide d’un syndic de copropriété qui va gérer la cité. Mais avant de mettre en place le syndic de copropriété, nous allons procéder à l’identification des occupants actuels dans le but d’établir de nouveaux contrats aux résidents”, a précisé le patron de la SNI.
“ A la suite de ce travail, nous allons donc revoir tout ce qui est technique, donc le deuxième volet. Il y a un volet amélioration du cadre de vie, à l’intérieur de la cité. Vous avez vu, avec toutes les dégradations qu’il y a, il y a nécessité, urgence d’effectuer des travaux pour améliorer le cadre de vie. C’est donc notre préoccupation principale, l’assainissement du cadre de vie et la gestion de la cité à travers un règlement intérieur gérée par un syndic de copropriété”, a conclu le patron de la SNI.

Pour rappel, il y a environ 1000 logements dans ces Cités Alhambra dont les occupants ont des statuts qui varient d’un résident à un autre. On dénombre les locataires locaux laissés par la SNLS, leurs sous-locataires, c’est-à-dire ceux qui louent en lieu et place des locataires légaux et les squatters. Ce sont tous des Gabonais qui y habitent. Ils ont sans détours exprimés au DG de la société immobilière leur forte volonté de vouloir être les propriétaires légaux des logements des Cités Alhambra.
Face à cet imbroglio, la SNI, en sa qualité de gestionnaire légale, veut d’abord voir clair avant d’établir les modalités d’obtention ou de location de ces maisons.
Par conséquent, la première étape reste l’opération d’identification des résidents des cités Alhambra qui sera faite le 10 mai prochain par les agents de la SNI concomitant avec ceux de la SEEG.


























