Le Syndicat des agents des Affaires Étrangères réclament le paiement de la Prime de servitudes diplomatiques (PSD) en attaquant le ministre des Affaires Étrangères, Michael Moussa Adamo, qu’ils accusent de façon impertinente d’être à l’origine de tous leurs maux alors que ses faits d’armes prouvent qu’il a toujours recherché le rayonnement de la diplomatie gabonaise via la collaboration.
Pour le syndicat des agents dudit Ministère, le ministre Michael Moussa Adamo est l’auteur de la fin de la PSD, l’homme à abattre, manière incongrue de voir les choses. Or, les revendications de l’assemblée générale extraordinaire du 22 novembre dernier sont en déphasage total avec l’arrivée du ministre à la tête du ministère le 8 mars 2022.
Ce mouvement de grève daterait de plusieurs années, ces agents réclament 7 semestres d’arriérés de PSD, bien avant la prise de fonction de monsieur Adamo. Autrement dit, il s’agit d’arriérés datant d’environ trois ans et demi. À noter que, les versements de la PSD ont cessé d’être payés depuis la pandémie de la Covid-19 et la fermeture des frontières.

Outre la fermeture des frontières, il y a eu la libre circulation devenue effective dans la zone de la Communauté économique monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et d’autres accords d’exonération des visas avec d’autres pays. À savoir que, cette prime est financée sur la base des recettes liées aux visas, aux passeports de service et diplomatique. Ces réalités ne sont pas le fait d’un ministre des Affaires Étrangères mais plutôt de l’évolution des échanges communautaires, de la diplomatie agissante du Gabon à l’international dans le contexte complexe de la Covid-19. Aujourd’hui, accuser le ministre d’être l’auteur de la fin de la PSD dans son ministère concourt à rendre la revendication de la prime impertinente.
L’esprit de dialogue du ministre balayé d’un revers de la main par les syndicalistes
Conscient des difficultés vécues par ses collaborateurs, ce dernier avait instruit les hauts responsables du Ministère de s’entretenir avec le Syndicat afin de trouver des pistes de solutions car les recettes liées aux passeports et aux visas sont insuffisantes pour répondre au paiement de la PSD. “Au sortir de là, il avait demandé au syndicat de lui laisser un peu de temps afin de voir ce qui a été fait, ce qui n’a pas été puis comment résoudre ce problème ”, a déclaré un haut cadre du ministère que Gabon Mail Infos a eu au téléphone.

Malheureusement, le Syndicat a refusé de jouer sa partition en claquant la porte aux négociations.
L’approche maladroite des syndicalistes aux allures de complot
Les syndicalistes veulent bloquer les réformes que le ministre est en train de mettre en place. Comment comprendre que certains diplomates soient en poste 10, 15 ans voire plus dans certains pays ? Les immenses fraudes dans les frais de scolarité des enfants de diplomates avec de fausses factures ; des diplomates rappelés depuis des années mais toujours en poste et certains à la retraite qui demeurent également en fonction. Des gens qui ne sont pas intégrés ou titularisés mais en fonction depuis des années et certains avec même des postes de responsabilité. Pourquoi le syndicat n’a -t-il pas la même rage face à ces injustices si criardes ? Qui veut empêcher le ministre de faire toutes les réformes nécessaires et pourquoi ? Là est la vrai question.
Redonner de la respectabilité et de la dignité aux représentations de notre pays à l’étranger est également une des priorités que s’est donné le ministre Michael Moussa Adamo et à l’évidence ça n’arrange pas beaucoup de monde.
Or, le ministre Michael Moussa Adamo n’a jamais cru à une diplomatie sans les hommes. Depuis sa prise de fonction, il y a quelques mois, le ton donné à la synergie des agents du ministère concourt à l’aboutissement d’actions concrètes . On peut citer quelques réalisations de cette collaboration sous le leadership du président de la République Son Excellence Ali Bongo Ondimba :
La Présidence du Gabon au Conseil de Sécurité des Nations Unies; l’adhésion au Commonwealth avec la levée du drapeau gabonais; le dialogue politique Gabon Union Européenne; et l’Accord siège avec l’ASECNA (action accompagnée par le Ministre du Transport).
Comment penser qu’un ministre qui a le souci de faire rayonner l’image de son pays, le Gabon, à l’international n’aurait-il pas la volonté de voir ses collaborateurs épanouis au travail ? Penser ainsi traduit une certaine impertinence dans la démarche des agents des Affaires étrangères.
Dans tous les cas, la Diplomatie gabonaise n’a jamais été aussi dynamique et présente qu’aujourd’hui.


























