L’affaire Bilie-By-Nze prend une nouvelle tournure politique. Le 10 juin, Ensemble pour le Gabon (EPG) est monté au créneau. Théophile Makita-Niembo, vice-président du parti, a livré une déclaration percutante. L’ex-Premier ministre croupit depuis près de deux mois en détention. Selon GabonReview, ce dossier soulève désormais de sérieuses questions institutionnelles.
Un climat national jugé alarmant
D’emblée, le ton se veut grave. EPG décrit un contexte national « particulièrement préoccupant ». Cette inquiétude touche les plans politique, économique et social. Toutefois, le parti affirme vouloir porter un message constructif. Il revendique « une voix de responsabilité, de vérité et d’espérance ». Par ailleurs, le maintien en détention de Bilie-By-Nze nourrit l’incompréhension générale. En effet, « les demandes de mise en liberté ont été rejetées ». De plus, « la détention provisoire se prolonge sans que les Gabonais ne comprennent clairement » ses fondements.
Un dossier judiciaire… introuvable
Le point le plus troublant concerne la procédure elle-même. Selon EPG, les magistrats auraient perdu le dossier. Une situation pour le moins inédite et déconcertante. Dès lors, une question légitime se pose. « Sur quel élément la justice continue-t-elle alors de statuer ? », s’interroge le parti de Bilie-By-Nze. Par ailleurs, la défense dénonce des entraves répétées. Le juge d’instruction refuserait certains actes déposés par les avocats. Ainsi, pour Makita-Niembo, cette dynamique fragilise l’État de droit. Il rappelle que « la justice examine les recours avant de les accepter ou de les rejeter ». Or, dans ce dossier précis, « le rejet semble malheureusement être devenu un automatisme ».
Cellule d’isolement et visites restreintes
Les conditions de détention alimentent également la polémique. Seuls certains membres de la famille peuvent visiter l’ancien Premier ministre. En revanche, ses proches collaborateurs et militants en sont écartés. Aucune base juridique claire ne justifie cette restriction. Plus préoccupant encore, le placement d’Alain Claude Bilie-By-Nze en cellule d’isolement totale interroge. Aucune justification sécuritaire n’a été avancée jusqu’ici. Pour EPG, ces mesures « soulèvent de sérieuses interrogations ». Le parti rappelle un principe cardinal : « la liberté demeure la règle et la détention, l’exception ». Par conséquent, des explications publiques sont désormais réclamées.
Une affaire qui dépasse les frontières gabonaises
Enfin, Makita-Niembo a élargi son propos à la scène internationale. Cette affaire serait désormais « observée bien au-delà des frontières du Gabon ». Ainsi, les partenaires internationaux sont directement interpellés. Les organisations de défense des droits humains également. De surcroît, EPG établit un lien avec une défiance institutionnelle plus large. « Le Gabon mérite mieux qu’une justice qui suscite le doute au lieu d’inspirer la confiance », martèle le parti. Finalement, un appel à la mobilisation citoyenne conclut cette déclaration. Les Gabonais sont invités à rester « vigilants et profondément attachés aux valeurs de justice ».


























