Le 17 septembre 2025, à Libreville, un accord de don a été signé entre l’ambassadeur du Japon au Gabon, Noguchi Shuji, et la présidente de l’Association des sages-femmes du Gabon (Asfg), Édith Nze Mendome. Ce partenariat, d’un montant de 44 millions de francs cfa, vise à renforcer le plateau technique des structures hospitalières du Woleu-Ntem, dans le nord du pays, en matière de soins périnataux.
Ce soutien s’inscrit dans le cadre du programme japonais « Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine », qui cible les besoins essentiels des populations à travers des actions concrètes. Les équipements fournis incluent des tables d’accouchement, des incubateurs transportables, des tables de réanimation néonatale, des aspirateurs pour nouveau-nés, ainsi que des kits pédagogiques destinés à la formation du personnel médical.
« Ce don marque le début d’un nouveau chapitre de coopération entre le Japon et le Gabon », a déclaré Édith Nze Mendome, soulignant l’impact direct de ces équipements sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile.
Au-delà de l’aspect technique, ce geste diplomatique révèle une stratégie d’influence douce du Japon en Afrique centrale, fondée sur l’aide ciblée et le renforcement des capacités locales. Dans une région où les infrastructures sanitaires restent fragiles et les taux de mortalité néonatale préoccupants, ce type de partenariat incarne une forme de diplomatie humanitaire efficace.
Mais cette initiative soulève aussi une question de fond : pourquoi faut-il attendre l’intervention d’un partenaire étranger pour équiper des hôpitaux dans une province aussi stratégique que le Woleu-Ntem ? Le déficit d’investissement public dans le secteur de la santé, notamment en zones rurales, reste un enjeu majeur pour les autorités gabonaises.
Ce don japonais, bienvenu et salué, ne devrait pas masquer l’urgence d’une politique nationale de santé plus ambitieuse, équitable et durable. Car si la coopération internationale peut combler des lacunes ponctuelles, elle ne saurait se substituer à une vision souveraine du développement sanitaire.












































