Libreville, 25 juillet 2025 – Le 4ᵉ Vice-Président du Sénat de la Transition, Georges Bruno Ngoussi, également acteur influent de la société civile et homme d’Église, a tenu une déclaration de presse au cours de laquelle il a tiré une sévère sonnette d’alarme sur la situation dramatique que traversent les populations du département de la Lombo-Bouenguidi, dans la province de l’Ogooué-Lolo.
De retour d’un court séjour dans cette contrée enclavée, le Président du Consortium de la société civile n’a pas mâché ses mots. Routes impraticables, absence totale d’électricité depuis près de dix mois, pénurie d’eau potable : les habitants de cette région sont littéralement « relégués à l’ère de la pierre taillée ». Une situation qu’il qualifie de « révoltante et indigne d’un État moderne ».
« En ma qualité de représentant du peuple, je ne peux rester silencieux face à une telle indifférence des autorités compétentes. Les riverains du tronçon Koula-Moutou, privés d’électricité depuis près d’un an, sombrent chaque jour un peu plus dans la précarité et l’isolement », a-t-il déclaré, visiblement indigné.
Malgré de nombreuses interpellations adressées aux structures techniques concernées, aucune réponse concrète n’a, à ce jour, été apportée. L’absence d’énergie empêche toute activité économique, rend l’accès aux soins et à l’éducation encore plus difficile, et compromet gravement la cohésion sociale dans cette partie du pays.
Georges Bruno Ngoussi exhorte donc, avec insistance, les ministres en charge des Travaux publics et de l’Eau et de l’Énergie, ainsi que les entreprises forestières opérant dans la zone, à agir dans l’immédiat. Il les invite notamment à procéder sans délai au dégagement des arbres abattus sur la chaussée, condition préalable indispensable à la réhabilitation des pylônes endommagés du réseau électrique.
« Nous sommes encore en période sèche. C’est maintenant qu’il faut intervenir, avant que les pluies ne rendent toute opération impossible. L’inaction actuelle est non seulement incompréhensible, elle est intolérable », a-t-il martelé.
Face à cette urgence humanitaire silencieuse, le Vice-Président du Sénat n’exclut pas de recourir aux plus hautes instances républicaines si rien n’est fait dans les plus brefs délais.
À défaut de réaction diligente, il promet saisir personnellement le Président de la République, Chef de l’État, garant du bien-être des Gabonais. « Je mobiliserai également toutes les voies institutionnelles et médiatiques légitimes. Il ne sera pas dit que personne n’a été averti », a-t-il averti avec fermeté.
Cette sortie musclée de Georges Bruno Ngoussi intervient dans un contexte où les attentes sociales se multiplient, dans un pays en pleine transition politique, et où l’amélioration des conditions de vie des populations reculées reste l’un des plus grands défis à relever.

























