En réponse à l’épidémie de diphtérie qui a frappé le nord du Gabon en 2023, causant la mort tragique de trois enfants, le gouvernement gabonais a lancé une opération sanitaire d’envergure le 09 juillet 2025, soutenu par l’Unicef et le gouvernement japonais. Ce drame sanitaire a révélé les failles du système de santé local, notamment la faible couverture vaccinale (61 %) dans certaines zones rurales. Il a aussi rappelé que les maladies évitables par la vaccination peuvent encore tuer.
Le ministère de la Santé, dirigé par Adrien Mougougou, a reçu 153 600 seringues, 120 000 doses de vaccin Tétanos-Diphtérie et 33 600 vaccins pentavalents. Cette livraison marque le démarrage d’une campagne de vaccination ciblée visant 82 000 enfants non protégés. Pour garantir l’efficacité de cette intervention, une centaine d’agents de santé ont été formés à la détection et au traitement de la maladie, tandis que des réfrigérateurs solaires ont été installés pour assurer la conservation des vaccins dans des conditions optimales, même dans les zones isolées.
Mais cette riposte ne se limite pas à une campagne ponctuelle. Elle illustre une volonté politique et humanitaire de reconstruire un système de santé résilient, inclusif et équitable. Au-delà des chiffres, ce sont des vies qui sont en jeu. Chaque seringue livrée, chaque vaccin administré, chaque agent formé contribue à redonner espoir aux familles, et à éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
Le Gabon veut tourner la page sur une santé vulnérable et écrire un nouveau chapitre basé sur la prévention, la confiance et l’engagement communautaire. Cette réponse sanitaire est un signal fort : protéger les enfants, c’est investir dans l’avenir du pays.












































