Sous le sceau d’un engagement renouvelé que le Gouvernement gabonais a marqué sa présence à la 9e Journée Africaine de Lutte contre la Corruption, tenue ce vendredi 11 juillet 2025 dans la capitale gabonaise. Autour du thème évocateur « Promouvoir la dignité humaine dans la lutte contre la corruption », cet événement continental s’est transformé en tribune politique forte, portée par des figures de proue de l’exécutif, dont le vice-président du gouvernement, Alexandre Barro Chambrier, et le ministre de la réforme et des relations avec les institutions, François Ndong Obiang.
À travers cette journée, l’Afrique entend unir ses institutions autour d’un mot d’ordre : mettre fin aux pratiques qui minent la justice sociale, ruinent la confiance publique et compromettent le développement. Pour le Gabon, il s’agit d’une occasion stratégique de réaffirmer sa volonté politique de tourner la page d’une gouvernance complaisante avec les abus de pouvoir.
Dans son discours, Alexandre Barro Chambrier a dénoncé avec fermeté les méfaits de la corruption, insistant sur « la tolérance zéro » désormais érigée en principe d’action. Il a salué la commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLEI), dirigée par Nestor Mbou, pour sa coopération active et ses efforts dans les enquêtes en cours, contribuant à restaurer la crédibilité des institutions.
Le combat contre la corruption s’inscrit dans la droite ligne de la vision du président de la république, Brice Clotaire Oligui Nguema. Depuis son accession au pouvoir, le chef de l’état s’est engagé dans une profonde réforme de l’appareil étatique, misant sur la transparence, la moralisation de la vie publique et la redevabilité.
Cette Journée africaine ne se veut pas seulement un moment de célébration institutionnelle. Elle représente, selon François Ndong Obiang, « une alerte collective » face aux comportements prédateurs qui entravent les services publics, et un appel à renforcer les mécanismes de prévention, de contrôle et de sanction.
Alors que plusieurs dossiers judiciaires sensibles continuent de secouer l’opinion publique, cette 9e édition intervient comme un point d’inflexion dans la conduite de la gouvernance gabonaise. L’état entend ainsi passer d’une ère de dénonciation à une ère d’actions concrètes : renforcement des institutions de contrôle, assainissement des finances publiques, audits, formation des agents de l’état aux valeurs éthiques…
En misant sur une gouvernance responsable et une culture de l’intégrité, le Gouvernement envoie un message clair : aucun développement durable n’est possible sans justice, ni équité, ni respect de la dignité humaine.
En prenant part à cette journée, les autorités gabonaises ont rappelé que la lutte contre la corruption n’est pas seulement un impératif administratif : elle est aussi et surtout un combat moral, une exigence citoyenne, un devoir générationnel.










































