(Gabon Mail Infos) – Ce samedi 7 mai 2022 va marquer la vie de l’opposition gabonaise avec la sortie officielle de la coordination Djoui l’Akassi « la voix des femmes » en langue Obamba, constituée des femmes de plusieurs partis de l’opposition. Elles souhaitent peser en faveur de l’alternance démocratique pour les prochaines échéances électorales.
Cette plateforme est la première qui réunit plusieurs partis de l’opposition qui ont une certaine représentativité nationale. Il s’agit des femmes de 14 partis politiques de l’opposition, RPM, l’UPGL, le RPG, l’USP, RP, LD, l’UN, le PNG, l’UPN, le PBU, le Morena, l’UNF et l’UNB.

Elles considèrent que le pays prend une trajectoire qui merite d’être changée. Ainsi, l’actualité nationale ne peut les laisser indifférentes car le phénomène d’enlèvements d’enfants est de retour, la pédophilie bat son plein etc..dans tout cela elles estiment qu’elles ont voix au chapitre.
« C’est la première fois que les femmes de l’opposition se retrouve pour former une plateforme », a annoncé Marie Rose Melighe Me Ngwa, coordinatrice générale de Djoui l’Akassi.
La coordinatrice et ses sœurs sont claires sur ce qu’elles veulent. Rose Melighe Me Ngwa, coordinatrice générale de Djoui l’Akassi.
« L’objectif de notre regroupement est de vous faire part de notre sentiment devant la situation actuelle du Gabon et dans un cadre spécifique. La femme gabonaise est exacerbée par les malentendus permanents, de discours haineux, la diabolisation des groupes par d’autres comme si nous étions dans des pays différents. Tous autant que nous sommes, nous savons que notre société est bloquée, rien ne fonctionne correctement », a précisé la coordinatrice.
La coordination va se déployer sous peu dans l’ensemble du pays pour installer les coordinations provinciales. Principal objectif visé, préparer minutieusement et de façon organisée les élections générales (présidentielles, législatives et locales) de 2023.
Pour empêcher la jurisprudence passée de se reproduire avec les élections contestées et des conflits post-électoraux mortels, Djoui L’Akasssi propose l’insertion du bulletin unique dans le processus électoral des élections 2023.
« Le bulletin unique a l’avantage de réduire le coût d’impression, de faciliter le choix de l’électeur et d’éviter les enveloppes accolées ; arrêtons le tripatouillage, arrêtons les violences post-électorales, le pays se meurt», a-t-elle suggéré.
Dans tous les cas, elles sont déjà en ordre de bataille comme les autres regroupements politiques nationaux quant aux élections à venir.










































