La Revue Annuelle 2025 de l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), tenue à Libreville le 27 octobre, confirme l’engagement gouvernemental à lier intimement la politique environnementale à l’impact social direct.
La présence conjointe des ministres des Eaux et Forêts, de l’Environnement et de la Planification, sous la présidence de Maurice Ntossui Allogo , signale une approche interministérielle nécessaire pour traiter les enjeux complexes de la gestion forestière. Le fait que les discussions aient été explicitement orientées par la vision du président . Brice Clotaire Oligui Nguema est significatif : cela ancre l’action de CAFI non seulement dans les objectifs climatiques mondiaux, mais aussi dans une feuille de route nationale priorisant les bénéfices tangibles pour les communautés.
L’accent mis sur le « Conflit Homme-Faune » montre une reconnaissance des défis quotidiens rencontrés par les populations riveraines.
L’objectif est clair : transformer la conservation en un levier de développement socioéconomique inclusif, évitant ainsi les modèles de conservation qui marginalisent les habitants locaux.
La participation de donateurs majeurs (Norvège, Royaume-Uni) et d’agences techniques clés (PNUD, UNESCO, TNC, WCS) souligne la valeur stratégique que la communauté internationale accorde à l’Initiative CAFI. Pour le Gabon, cette revue est une opportunité de maintenir la confiance des partenaires financiers en démontrant une utilisation efficace des fonds et une adhésion aux principes de transparence.
Alors que nous entrons dans la seconde décennie de cette coopération, CAFI doit prouver sa capacité à passer de la planification à l’exécution de projets qui génèrent des résultats mesurables en matière de réduction des émissions et d’amélioration des revenus communautaires. C’est la validation de cet alignement qui assurera la continuité du soutien international.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























